Généalogie

MANIEZ Edouard Joseph

En hommage et en mémoire de Edouard Joseph MANIEZ dit Adolphe 

 

 

CAMPAGNE D' ITALIE     1859  

Cet article est dédié à notre arriere grand père  . C'est lors du décés de notre grand mère que ces documents furent sauvés du feu .Ils appartenaient à notre arriere grand père souvenirs de sa campagne d'Italie en 1859 .

 

1°) Campagne d'Italie  

Edouard  Joseph  est né le 19 mai 1837   à Lapugnoy  fils de Philippe Joseph MANIEZ et de Pélagie RICHEBE  

 

 

Soldat au 19eme bataillon de chasseurs à pied . 3em corps d'armèe  3eme compagnie en garnison à AUXONE cote d'or  Chasseur N° 2603

Il participa à la campagne d'Italie   avec  Napoléon III  et aux batailles de   Palestro 30 et 31 mai 1859 , de Magenta le 4 juin 1859   et Solférino  le 24 juin 1859 

Campagne d'Italie - extraits de   "Historique du 19e Bataillon de Chasseurs à Pied" (Ed. Alphonse Leroy, Rennes, 1881)

25 avril 1859. — Les huit compagnies actives du 19e bataillon de chasseurs, appelées à faire partie de la 1re brigade (général Bataille) de la 2e division (général Bouat) du 3e corps (Canrobert) de l'armée d'Italie, quittent Lyon par les voies rapides, puis, franchissant les Alpes au Mont-Cenis, arrivent le 28 à Suze.

28 avril.— En cette ville, le séjour est douloureusement marqué par la mort du général Bouat, remplacé quelques jours après par le général Trochu.
On peut rappeler, en passant, l'entrée des troupes françaises à Turin, l'ovation qu'elles y reçurent, et l'arrivée à Alexandrie, où l'armée fut passée en revue par le roi de Piémont.

14 mai. — L'Empereur nous rejoint, et les hostilités commencent immédiatement.
Le 19e bataillon suit les mouvements du 3e corps, franchit le Pô et marche sur la Sézia ; les Autrichiens veulent en fermer le passage, et exécutent un retour offensif qui donne lieu au deuxième combat de Palestro. Le 19e bataillon est déployé et se porte en avant ; mais il est arrêté par le maréchal Canrobert, à hauteur de la route de Palestro. Après un premier choc, l'ennemi se retire.
L'armée du roi de Piémont et le 3e corps restent à Palestro pour protéger la marche des troupes sur Novare.

3 juin. — Nous atteignons ce dernier point, et nous en repartons le 4, à cinq heures du matin, nous conformant au mouvement général vers le Tessin.
Les Autrichiens veulent arrêter les troupes alliées et défendre le passage de la rivière près de Magenta. La brigade Bataille (19e bataillon de chasseurs, 43e et 44e de ligne) se trouve, en vue du Ponte-Vecchio di Magenta, seulement vers huit heures ; l'ennemi abandonne le village et se retire rapidement -devant une dernière attaque exécutée par nos chasseurs, qui ont mis baïonnette au canon et s'élancent à travers les rues.
Les troupes françaises bivouaquent sur le champ de bataille ; le 3e corps est près du Ponte-Vecchio.

5 juin. — Vers quatre heures du matin, la brigade Hartung, de la division autrichienne Martini, sort de Robecco, et opère un retour offensif. Le régiment Grand-Duc de Hesse, de cette brigade, rencontre bientôt les avant-postes formés par la brigade Bataille, mais n'ouvre le feu qu'à portée de pistolet des tirailleurs du 19e bataillon :
« C'était le dernier effort (dit le général Ginlay dans son rapport) de ce brave régiment, qui avait tant souffert à la bataille de Magenta, sans hésiter une seule fois, sans se laisser ébranler pendant la retraite. »
Les quatre premières compagnies du bataillon, sous les ordres du capitaine Niel, s'élancent en avant, et la charge à la baïonnette succède à une courte fusillade. L'ennemi résiste avec énergie, car il protège l'armée autrichienne dans son mouvement en arrière. Le 43e de ligne forme ses colonnes et marche en soutien des chasseurs. Derrière ce régiment arrive le 44e de ligne et toute la 2e brigade.
Le sous-lieutenant Maussion a la jambe brisée d'un coup de feu ; le capitaine Deschars reçoit une forte contusion au bras droit.
Les troupes autrichiennes cherchent à se mettre en carré : elles ne peuvent y réussir et cèdent à l'élan de nos chasseurs ; on les poursuit ainsi pendant quatre kilomètres.

Arrivée à Robecco, l'arrière-garde du général Hartung occupe une dernière position à l'entrée du village, et, après avoir accueilli par plusieurs volées de mitraille le 1er bataillon du 43e de ligne, elle se retire rapidement et disparait. Quelques jours après, dans un ordre daté du 7 juin, le maréchal Canrobert s'exprimait ainsi :
« Le lendemain de Magenta, il s'est produit un fait d'armes qui honore beaucoup les corps de la brigade Bataille, de la division Trochu : ceux-ci, attaqués par les Autrichiens, leur ont fait subir, tant par l'arme blanche que par le feu, des pertes considérables, et n'ont pas peu contribué à corroborer les utiles résultats obtenus dans les combats successifs de la veille. »

7 juin. — L'ennemi est en pleine retraite vers le Mincio, et la route de Milan se trouve libre. Le bataillon arrive à Gagiano et y reçoit un renfort de 300 hommes venant du 11e bataillon de chasseurs.

8 juin. — Nous sommes à Milan ; nous campons à deux kilomètres de cette ville, et nous ne prenons pas part au combat de Marignan (9 juin).

12 juin. — Nous passons l'Adda sur un pont de bateaux, rapidement construit près de Cassano : l'Empereur assiste à cette opération, et le maréchal Canrobert porte jusqu'à Tréviglio ses trois divisions d'infanterie et sa division de cavalerie. Nous approchions, quelques jours après, de la Chièse et du Mincio, et, pour tous, il était évident que la lutte allait recommencer.

24 juin. — Le 3e corps devait opérer vers Médole,. tout en se gardant contre une sortie de la garnison de Mantoue. Nous quittons Mezzano, à quatre heures du matin ; le canon se fait entendre à notre extrême gauche : nous descendons un peu vers le sud, noua écartant ainsi du champ de bataille de Solférino.
Le maréchal Canrobert est appelé par le maréchal Niel ; il marche sur Médole pour le soutenir et renforcer son centre, sur lequel se renouvellent sans cesse les attaques de l'ennemi : le général Trochu se porte en avant avec la brigade Bataille (vers midi et demi), fait mettre les sacs à terre, traverse Médole, déjà encombré de blessés, et prend la route de droite qui conduit à Guidizzolo, en passant par Robecco. Il est trois heures; l'ennemi n'est plus qu'à une faible distance. La 3e compagnie, capitaine Leloup, se déploie; cet officier, presque aussitôt frappé d'une balle qui lui brise le bras droit, est remplacé par le lieutenant Baumes, qui enlève vigoureusement ses hommes; une autre compagnie s'étend à droite et prolonge notre front. Le 43e et le 44e de ligne se portent en avant, la charge sonne, et tous, abordant les Autrichiens à la baïonnette, les refoulent, leur font de nombreux prisonniers et les poursuivent jusqu'à un kilomètre environ de Guidizzolo. En ce moment, une effroyable tempête éclate sur les deux armées : un vent furieux soulève d'épais tourbillons de poussière qui envahissent la plaine et obscurcissent le ciel ; bientôt à l'ouragan se joint une pluie torrentielle qui paralyse tout mouvement et suspend complètement la lutte. A la faveur de cette tourmente, l'ennemi opère rapidement sa retraite vers le Mincio, qu'il repasse le 25 juin.

Le général Trochu s'exprime ainsi, dans son rapport du 28 :
« Le 19e bataillon de chasseurs a montré la plus ferme attitude; sa conduite a été pleine d'entrain et de vigueur. Je ne puis citer ici tous ceux qui ont bien mérité. Je me borne à adresser un témoignage de satisfaction au lieutenant Baumès. »
L'Empereur disait dans son bulletin :
« La brigade Bataille a montré le même sang-froid que sur un champ de manœuvres. »

Nous passons le Mincio, le 28 juin, et nous arrivons à Valeggio : c'est près de cette dernière ville que le commandant Letourneur fait ses adieux au bataillon, qu'il avait commandé pendant quatre ans. Il est remplacé par le commandant de Waldener-Freündstein, venu du 11e de ligne.

12 juillet. — Au moment où on s'apprêtait à faire un dernier effort, on reçoit la nouvelle d'un armistice signé à Villafranca, et bientôt suivi de la paix.
Les fatigues de nos soldats n'étaient pourtant pas terminées, et ils devaient supporter, en revenant, les cruelles souffrances que peut occasionner une température de 43°. Le bataillon passe par Crémone, Pizzi-ghittone, Plaisance, franchit le Pô en cette dernière ville, prend le chemin de fer de la Stradella, atteint Gènes le 29 juillet, s'y embarque sur l'Orénoque, et arrive à Marseille le 31 juillet.
L'année d'Italie devait recevoir une brillante ovation dans la capitale : le bataillon vint camper dans la plaine de Saint-Maur, et prit part, le 14 août, au défilé dans Paris, où la France entière saluait avec enthousiasme tous nos braves soldats!

25 août. — Le bataillon est envoyé en garnison à Auxonne. Formé depuis cinq ans, il pouvait inscrire, à son honneur, les noms glorieux de Sébastopol, d'Inkermann, de Traktir, et ceux, non moins éclatants, de Magenta et de Solférino.

 

2°) Documents  

 1 Diplome de la campagne d'italie ( document retrouvé dans un étui en plomb  parmi ses outils ) 

 Chasseur à Pied

 

 2 Médaille commémorative de la campagne d'Italie  par décret impérial du 11 aout 1859

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Médaille Campagne Italie 1859

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 Certificat de bonne conduite du 19 ème bataillon de chasseur à pied Vincennes le 7 février 1860

 Certificat de Bonne Conduite 1859

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 Congé de libération du 31 décembre 1864 

 Il est décrit cheveux et sourcils chatains , yeux bleus , front couvert , visage ovale, taille de 1 ,62 m registre matricule du corps 2665 le 2 janvier 1859
indication des services
incorporé au 19ème bataillon de chasseurs à pied à partir du 16 décembre 1858 comme appelé inscrit sous le N° 576 de la liste du contingent du département du pas de calais
[classe 1859] , arrivé le 2 janvier 1859
libéré par anticipation le 7 février 1860  libéré définitivement le 31 décembre 1864
Campagne et blessures  1859 en Italie du 25 avril au 31 juillet , a reçu la médaille d'Italie

 Congé de libération