Généalogie

 

 

 

 

 

MONOGRAPHIE

 

 

 

DE LA COMMUNE DE

 

 

LOZINGHEM

Par Mr Jean-Paul MANIEZ Lozinghem en 2016-2018

Basée sur la monographie écrire par Mr MAES en 1976,

elle a été complétée par des recherches et l’aide précieuse de Pierre et Alain DEBUIRE.

Jean-Paul MANIEZ a habité Lozinghem de 1949 à 1977 

Ses parents sont décédés en 1995

Plan de la monographie

 

  1. Mon village
  2.  Historique
  3.  Industrie
  4. Instruction publique
  5.  Juridiction
  6.  Agriculture
  7.  Circulation dans le village
  8.  Cité du mont de Lozinghem
  9.  Finances
  10.  Folklore et traditions
  11.  Formes anciennes de mon village
  12.  La Municipalité
  13.  Affaires religieuses
  14.  Population
  15.  Eau et Energie
  16. Relations avec l’extérieur
  17.  Monuments  

1     Mon village

 

Longitude – Latitude

Lozinghem dont la population s‘élevait à 1169 habitants en 1975 se situe par 0° 10 de longitude est et de 50°40 de latitude Nord.

Situation géographique

La Clarence, rivière située à 1 km de Lozinghem coule dans la première partie de son cours entre deux collines assez rapprochées. La colline occupant sa rive gauche forme un massif assez important se détachant des collines d'Artois à Fiefs (près d’Heuchin, Nédon et Sains tous deux près de Bruay en Artois). Ce contrefort vient se terminer par une ligne bien droite située entre Marles les Mines et Burbure, sauf le long de la rivière ou il plonge jusqu’à Chocques.

Le village même de Lozinghem est placé juste sur le versant de ces collines qui font partie de ce qu’on appelle le haut pays et dont les quelques villes et villages énumérés ci dessous font partie : Auchel, Pernes en Artois, Heuchin, Cauchy à la tour, Thérouanne.

A partir de Lozinghem commencent les pays des plaines aux horizons si larges appelés les bas pays (avec Allouagne, Lillers, Merville, St Venant).

Altitude

Au niveau de l’église l’altitude est de 61 m au dessus du niveau de la mer ,l’altitude est de 101m au-dessus du niveau de la mer au « champ l’abbé »situé au mont de Lozinghem région la plus élevée de Lozinghem .

 

Au haut du mont de Lozinghem

         

Si nous nous plaçons à cet endroit, la vue embrasse un magnifique panorama. Au sud Ouest, on aperçoit les sommets des collines d'Artois sur le flanc desquelles s'étagent de nombreux villages à l'aspect boisé. Au levant l'horizon est limité par les collines qui décrivent un immense arc de cercle enserrant la vallée de la Clarence jusqu'à Chocques . Au Nord nous retrouvons nos plaines immenses à peine interrompues par les villages "le bas pays" et le regard plonge jusqu'aux monts Noir, Des Cats, Rouge, Kemmel et Cassel qui domine Lillers et les hauts fourneaux d'Isbergues. Enfin on peut suivre les vestiges du bassin houiller par les nombreux terrils. Par une journée claire d'été, le spectacle est magnifique.

Situation en France

 

Lozinghem se trouve dans l'arrondissement de Béthune qui fait lui-même partie du département du Pas de Calais à 15 kms de Béthune, à 6kms de Lillers, à 5 kms de Bruay en Artois, et à 2 kms de Marles les Mines et d'Auchel.

Lieux dits

Lozinghem a sensiblement la forme d'un carré dont les quatre cotés regarderaient Burbure, Auchel, Marles les Mines, Allouagne. Sa superficie est de 200 ha 07a 87 ca .

Le village ne comprenait autrefois qu'une seule agglomération qui comportait de nombreux lieux dits dont j'ai relevé les noms :

1: "Au-dessus des vallées" : terrains calcaires, pauvres dominant un vallon allant d'Auchel à Marles les Mines.

2: "Le caumont" : terrains de même nature et élevés situés au Nord ouest de la commune ; caumont = mont calcaire.

3: "Le cerisier" : un arbre de ce nom y croissait autrefois.

4: "Les champs dorés" : ce sont des terrains en pente faisant face au soleil levant. Le blé y pousse très bien d'où le nom de ce lieu dit.

5: "Le champ l'abbé" : champ autrefois la propriété d'un abbé rattaché au château de Lozinghem.

6: "Au-dessus du champ l'abbé"

7: "Le fossé d'honneur" : situé au Nord est de la commune et non loin du château. Terrains occupant une dépression.

8: "Le buisson hache".

9: "Le bois lecocq".

10: "Le bois bray". Notons que Brave= une grosse.

11: "Au-dessus du bois bray".

12: "Le champ parpouille".

13: "Le chemin d'Auchel".

14: "Le fonds des mais".

15: "Le chemin de Burbure.

16: "Le chemin de Pernes".

17: "La vallée prince".

18: "Les huits".

19: "Le champ d'ham".

20: "Le bois caleau".

21: "Les mequants"

22: "Au dessus des haies".

23: "Le champ meulin".

24: "Le bois Georges".  

Nous pouvons compter 24 lieux dits.

Les bois

Les bois qui autrefois, ainsi qu'en témoignent les lieux dits, occupaient une bonne partie du territoire ont presque entièrement disparu. Dans la 1ère partie du 19ème siècle, il ne reste déjà plus que quelques bouquets de bois dont la surface ne dépasse pas deux hectares. Les bénéfices procurés par la culture sont uniquement la cause de ce déboisement, qui n'a d'ailleurs aucun inconvénient pour notre région. Citons que de nos jours quatre bois existent encore.   :" le bois Paul", "le bois Bray", "le bois Georges", "le bois Caleau".

     

Le terril

Ce terril N°13 de type conique a été alimenté par la fosse n°3 - 3 bis - 3 ter des mines de Marles, ouverte sur le territoire d'Auchel.

Terril de Lozinghem   alimenté par transbordeur aérien avec des bennes suspendues sur cables

Il n'en reste plus que l'assise sur 7,2 hectares

Après l’arrêt des mines il est exploité à partir de 2002   par une société des schistes du nord (SNPC) Les schistes sont broyés, concassées, criblées et triées et parfois ensachées   selon leur nature   et couleur. Elles sont   rouges quand elles ont brûlées avec les restes de charbon.

Elles sont utilisées comme matériaux de remblai pour les routes, construction et décoration.  

Le schiste prend le plus souvent une couleur rouge, selon le calibrage il peut être utilisé pour la fabrication de routes et de revêtements divers. Sous cette forme, il constitue par exemple la majorité des routes du nord de la France, de nombreux ornements d’espaces verts et, sous sa forme la plus fine, la terre battue terrains de tennis. Roland Garros doit ses sols aux terrils du Nord Pas-de-Calais.

En 1851 La compagnie des mines de Marles effectua un sondage à 100 mètres du croisement entre la route d’Auchel et de Burbure sans résultats

Les vents

Le village même de Lozinghem constitue en quelque sorte la frontière naturelle ou encore la zone de démarcation entre le haut pays et le bas pays. Lozinghem placé sur le revers septentrional des collines d'Artois qui dominent la Clarence est bien pris des vents du Nord et de l'Est ce qui rend la température assez froide, mais l'air y est bien renouvelé. On n'y trouve pas de rivière, ni de marais. aussi le climat y est très sain  

 

Vue aérienne de Lozinghem vers 1970 rue du cimetière

2   Historique

Quelle est l'origine de notre village et à quelle époque remonte t'il ?

Nous ne pouvons résoudre cette question faute de documents. La forme du nom révèle toutefois une fort antique existence. Lozinghem est une appellation qu'on rencontre relativement peu dans la région béthunoise mais qui est très fréquent dans les régions audomaroise et boulonnaise. Ce nom rattache notre village à ceux très nombreux de notre département dont le nom se termine par "hem"   (exemple : Balinghem, Bazinghem, Bouvelinghem, Echinghem, Floringhem, Hermelinghem, Heuringhem, etc) . Tous ces villages ont de par leur forme une très grande antiquité. Ils se rattachent à une époque antérieure aux temps mérovingiens. Ils viennent des âges obscurs pour l'histoire ou vivaient les Morins.

Le nom de Lozinghem vient de la langue des Goths de la Moiais, langue mère des peuples du Nord. Il se compose de 9 éléments. : la terminaison "hem" veut dire habitation collective. C'est ce sens qui est donné dans la traduction de la bible en langue maeso-gothique, par l'évêque des Goths, ulfils(ou usulfila). C'est "la villa des latins " . La traduction française de ce mot gothique "hem" (ou haims, haim, heme. etc. ) correspond à peu près à l'idée d'une résidence familiale d'un propriétaire avec ses proches et ses serviteurs.

Prenons maintenant la première syllabe du mot "lozin" loth . C'est presque toujours un nom propre (d'homme de tribu). Rarement , quelque fois cependant un nom géographique ( marais, foret, rivière). La forme "loth" est un nom de personne. On verra plus loin pourquoi je m'arrête à "loth" plutôt qu'à "loz".

Il reste enfin la syllabe "ing" img est un mot séparé qui a un sens. On le retrouve fréquemment : exemple : Bazinghem, Molinghem. C'est un mot qui avec l'usage a perdu une lettre. La lettre a : primitivement c'était "inga" ( dans les vieilles chartes on retrouve ce mot entier ). "ing" est une terminaison patronymique qui veut dire "fils de". La lettre a est la forme de génitif : c'est à dire le complément déterminatif du nom."inga" forme ancienne veut dire donc "fils de". Traduisons maintenant: Lozinghem ou Lothinghem veut dire

"habitations familiales des fils de Loth"

Loth est un mot ou nom de personne très voisin du sanscrit, or la langue maeso- gothique en est dérivée. Nous retrouvons Loth dans les noms germains comme Lotharic ; Lothéric ; Lothaire, et Lotharingie (lorraine).

Dans quelle contrée se situait autrefois Lozinghem et quels étaient ses habitants ?

Le père Jacques MALBRANQUES ,père jésuite, né à Aires en 1578 et historien de la Morinie, dit à propos de la Sainte Larme "Allouaine, sur le territoire de la Morinie". On disait alors Allouaine pour Allouagne.

D'autre part, dans "le légendaire de la Morinie" on trouve le récit de la mort des saints Lugle et Luglien assassinés vers 700 dans la vallée de Syrendaele à Ferfay en Morinie.

Et pour Marles, le simple fait qu'au point de vue religieux comme annexe de la paroisse de Calonne Ricouart, elle fit partie avec cette dernière commune du diocèse de Thérouanne , l'antique Tarvanna et centre de la Morinie, nous permet à la comprendre dans le territoire du pays des Morins. Ainsi donc trois communes voisines de Lozinghem, Allouagne, Ferfay, Marles les mines se trouvaient situées en Morinie. On peut donc constater d'après le schéma que Lozinghem se situe dans le triangle constitué par Ferfay, Allouagne, Marles et très près de ces trois communes, ce qui nous permet d'affirmer que Lozinghem se situait en Morinie.

C'était un lieu habité à l'époque des Morins, donc avant l'ère chrétienne et par la descendance d'un certain Loth. Ceci nous ramène à prés de 2000 ans en arrière. Les habitants de Lozinghem alors désigné sous le nom de Lothinghem, les descendants de Loth, étaient d'origine germanique. Ils appartenaient à la tribu des Bolgs. Cette tribu se scinda en deux groupes ; l'un passa la mer et alla s'établir dans l'île d'Albion, l'autre groupe sur le territoire ( sur Lozinghem en particulier) est désigné sous le nom de Morins. Les chroniques nous apprennent en outre que ces Morins qui habitaient nos contrées étaient fiers, braves et surtout belliqueux. Ils élevaient aussi des oies.

La toponymie ou science des noms de lieux nous apprend donc qu'à l'époque lointaine des invasions barbares notre village était habité. C'est peu sans doute, mais c'est tout de même quelque chose; Quant à fixer l'époque à un siècle prés de ce premier habitat humain chez nous, il n'y faut pas bien sur songer.. Il y eu chez nous tant d'invasions durant les 3 premiers siècles de notre ère. Quand les hordes barbares issues de la Germanie vinrent par droit de conquête s'implanter chez nous, les territoires conquis par les armes étaient occupés par les chefs des tribus qui divisaient leur territoire en parcelles dont chacune était attribuée à un chef secondaire au chef de clan. Celui ci à son tour s'y   établissait avec ses familiers et ses serviteurs. C'était sa résidence et le lieu portait alors son nom dan la langue de la tribu. On désignait le territoire qui lui avait été dévolu dans le partage comme nous désignés aujourd'hui l'habitation de tel ou tel de nos concitoyens. Nous disons, la maison d'un tel, on disait alors le lieu ''hem" ou habitait un tel. Lothinghem qui devint plus tard Lozinghem était donc le lieu ou un certain Loth habitait avec sa famille et ses serviteurs, lieu qui après sa mort est passé entre les mains de sa descendance.

Voilà notre première base historique, de science certaine et que nous révèle la toponymie.

    

Deux anciens villages très voisins de Lozinghem étaient habités au temps jadis, ce qui n'est pas sans valeur et nous porte encore plus à croire que Lozinghem était aussi habité

Dans les vieilles chartes, on trouve "La vaste et antique foret d'Aslensas" qui venait finir aux portes de Béthune. Quelques noms de localités rappellent ces étendues boisées aux époques primitives. En l'an 1000, on trouve pour Allouagne le nom d'Aslonias ; or on sait que les Morins habitaient dans les forets et les marécages bordant le golfe qui s'étend alors dans la région ou naîtra St Omer. Des Morins habitaient donc Allouagne. On sait aussi qu'ils se servaient de charrues, herses, faucilles, qu'ils cultivaient les céréales(blé) et la garance. N'oublions pas que Lozinghem et Allouagne il n'y a pas bien longtemps, et Lapugnoy encore de nos jours étaient très boisés et l'existence de 2 tribus à 2 kms l'une de l'autre dans la forêt (Lozinghem - Allouagne = 2 kms) vivaient pratiquement de la même façon n'est pas à exclure.  

On a aussi retrouvé, à Marles les Mines situé à 2 kms de Lozinghem, le long de la vallée de la Clarence, des outils en pierre, des silex taillés, des pièces de monnaie et en particulier une pièce de monnaie entre les 2 mâchoires d'un squelette : S'agirait 'il de l'obole faite à Charon ?

Ce qui révèle en tous cas des présences humaines et l'existence de cette primitive civilisation à Marles et n'en exclue pas pour autant celle d'une autre à Lozinghem peut être inconnue, amie ou ennemie de la précédente.  

  

Proximité de la chaussée Brunehaut

On sait que des dolmens ou des menhirs se trouvent établis le long de la chaussée Brunehaut d'ou l'intérêt de sa proximité quant à l'installation de civilisations primitives. Cette chaussée Brunehaut est une ancienne voie romaine reliant Arras à Thérouanne et passe dans notre arrondissement de Béthune d'Estrée Cauchy à Estrée Blanche emprunte l'itinéraire suivant d'Estrée Cauchy , Gauchin , Ranchicourt , Houdain , Divion , Cauchy à la Tour , Ferfay , Amettes , Estrée Blanche.

 

Lozinghem se trouve à 3300 mètres de la chaussée Brunehaut prise entre Ferfay et Cauchy à la Tour. 

Invasions

Parmi les invasions germaniques dont notre région fut le théâtre, il en fut une qui fut la plus formidable de toutes, ce fut celle de 406 (le 31 décembre) la poussée barbare fut tellement violente qu'elle emporta dans un ouragan de feu et de sang toutes les institutions, tous les établissements civils et religieux précédemment créés. L'invasion des Huns de 450 ne fut rien en comparaison de celle de 406 car elle fut localisée dans l'Est. Celle de 406 s'étendit sur un front immense depuis les rives du Danube jusqu'à la mer du Nord et ce fut sur toute l'étendue de ce front un massacre et désastre complets. Des hordes germaniques nombreuses se précipitèrent avec une furie sans exemple dans l'histoire et envahirent le Nord et l'Est de la gaule. Parmi ces tribus de barbares, celles qui occupèrent nos régions furent celles des francs. L'une de ces tribus, celle de Ripuaires s'arrêta dans la région de Tongres(ville de Belgique Limbourg), une autre, celle des Saliens descendit la vallée de l'Escaut et occupa Tournai(ville du Hainaut en Belgique) plus tard avec Cladion, les saliens s'emparèrent de Cambrai et d'Arras et avancèrent jusque Hesdin. Nous savons à 20 ans prés la date de cette avance, elle se place entre 431 et 451.il est impossible de mieux préciser. C'est je pense à cette époque qu'il faut situer l'occupation du petit territoire qui devait devenir notre village par un chef de clan de race Salique, qui reçut ce territoire dans le partage qui fut fait après la conquête. Si la Morinie perdit alors ses premiers habitants, les noms de localité d'origine gothique demeurèrent. Notre territoire conserva donc sous la domination des Francs son nom d'origine, c'est à dire Lothinghem.

A partir du XIème siècle

 

En 1097, Lozinghem est mentionné dans les chartes sous le nom de Lothinghem, c'est encore son ancien nom. Le seigneur de Lozinghem était en 1097, un nommé Clerbault, chevalier, fondateur du Prieuré de Rebreuves.

En 1175 Robert de Béthune , avoué d’Arras notifie que Hugues de Katoire de Béthune a donné en aumône à l’abbaye de Charroux et à l’église de Ste Christine de Labeuvrière , l’autel d’Allouagne et la chapelle St Richard de Lozinghem qui faisait partie de la paroisse d’Allouagne.

Lothinghem devient Lozinghem au XIVème siècle dans une charte de 1344. A quoi attribuer cette transformation ? On sait que "th" en bas allemand comme en anglais se prononce approximativement "ze" et il est possible qu'après les invasions, les peuplades d'origine saxonne qui s'étaient installés dans notre région et à Lozinghem en particulier, prononçaient Lozinghem. L'usage en est resté sans doute ce qui explique le Lozinghem de la charte de 1344.

L'abbaye St Vaast avait chez nous des rentes en 1344 . en 1360 et 1429 on lit respectivement dans les études pour servir à l'histoire et à l'interprétation des noms de lieux de L Ricouart

En 1344 dans les comptes de la prévôté de Gorre ( AD Arras H2707)) on relève la Sentence du Parlement d'Amiens en 1344 condamnant Jacquemon, censier de Lozinghem et Hanot, son fils, pour coups et blessures inférées à Siger Fèvre, bailli de Saint-Vaast, à 100 livres d'amende envers la victime.

"losinguehem: rançon du roi jean"

Expliquons : en 1356 Jean Le Bon à Poitiers est emmené en captivité à Londres, fut relâché contre des otages tirés au sort ( bourgeois de St Omer désignés pour demeurer 9 années en Angleterre avec faculté d'être remplacés tous les ans). Pour l'entretien de ces otages et pour la liberté du roi , la plupart des villages d'Artois furent mis à rançon pour 300 000 écus et les comptes de l'époque portent la mention "rançon du roi Jean" Lozinghem paya en 1360 et 1429.

Lozinghem période bourguignonne 1384 1477 Contribution de Alain DEBUIRE Source : André Bocquet "recherche sur la population rurale de l'Artois et du Boulonnais" page 55 

Village partiellement épargné en 1414 par la guerre de 100 ans. page 85  3 feux en 1414, 13 feux en 1469.          12 deniers par feu et par mois (assiette valable 4 mois) (7 livres). page 86  problème au sujet du nombre de feux anormalement bas (chiffres rejetés). page 107 Baillage et Avouerie de Béthune 13 feux en 1469 aide de 7 livres.          (recette de Gérard de la Haie). page 153

En 1462, les habitants de lozinghem, qui jadis "estoient en grant nombre" demandent à être exonérés de dix mencaudèes d'avoine, qu'ils payaient traditionnellement pour se racheter du logement des gens d'armes. Le village, dussent-ils, a été si malmené par les troupes que ses habitants se sont" pour la plupart absentez et allez en aultres marches et contrées pour y prendre leurs demeurances, tellement que le dit villaige, parce qu'il n'a point esté gardé, est sy grandement diminué de gens et de maisons que pour le présent, les héritages sont de très petite valeur (et qu'il) est taillé totalement à perdiction et ruiné" (248) La communauté obtient satisfaction pour 4 ans; Lozinghem comptait 13 feux en 1469.

En 1508  dans le   Cueilloir des rentes, censes et autres droits appartenant à la prévôté de Beuvry des comptes de la prévôté de Gorre ( AD Arras H2658 ) Lozinghem : où il y a des francs-alleux nommés les quartiers, dont la juridiction appartient à Gorre et à demoiselle Béatrix de La Fosse, veuve de Robert de Saveuse; les amendes et reliefs leur appartiennent par moitié et tous deux peuvent y commettre bailli et sergent ;Jean du Mont-Saint-Éloy; Marguerite Doresmeaulx, veuve de Pierre de Boyaval.,

En 1543 François 1er dans son désir de conquête du duché de Bourgogne dont faisait partie l'Artois fait bruler Lillers, Pernes puis le château de Bours

Le 19/09/1561 Marie de St Fuscien, dame de Gouy et veuve de Imbert de Saveuse duc de Lozinghem (département du Pas-de-Calais), conseiller du roi donne la seigneurie à son fils Josse de Saveuse

 Selon les cimes  en 1587  Antoine de SAVEUSE est seigneur de Lozinghem 

Armes DE SAVEUSE «De gueules, à la bande d'or, accompagnée de six billettes du même»

Avec le XVIème siècle

 

 Vue de Lozinghem album de Croy vers 1605 en cartouche "Lozinguehen" et en bas de la page sur le bord noir : "Le Mont Esventé" vue prise du sud ouest

Le dessinateur s'est placé vers l'actuelle Cité Sainte Barbe de Marles : de là il pouvait apercevoir en face de lui Allouagne dont il a représenté, au fond et au centre, la tour de l'église toute blanche et surmontée de sa flèche de charpente couverte d'ardoises.

A droite, au lieu dit le Mont Eventé, perché sur la hauteur, manoir en pierre et couvert de tuiles. Bâtiments paraissant former les trois cotés d'une cour. On n'en voit bien que le pavillon d'entrée : porte cochère, troisième niveau éclairé de petites fenêtres, pignons à pas de moineaux, souches de cheminées.

A gauche, sur une hauteur, le village de Lozinghem assez bien fourni en maisons. On n'en distingue à peu prés bien que l'église Saint Riquier. Edifice de briques et couvert de tuiles, formé apparemment d'un seul vaisseau : nef d'au moins 2 travées, façade occidentale éclairée d'une fenêtre dans l'axe campenard central à deux logements. Pas de château

Au premier plan, scène de chasse avec piqueur et un cavalier tirant du mousquet pour effrayer une bête qui s'enfuit dans la plaine.

Aucun de ces édifices représentés par l'artiste n'est parvenu jusqu'à nous: le manoir du Mont Eventé a disparu et la modeste église de Lozinghem a été remplacée par une autre en 1866.

Au XVI ème siècle la terre de Lozinghem était la propriété de la famille DE SAVEUSE.

Barbe DESPLANQUES DE BETHUNE dont le père était Seigneur d’Hesdigneul épousa vers 1580 Antoine De GUISELIN, écuyer, seigneur de Lossignol-Levault. Ce couple acheta en 1606 la terre de Lozinghem à Gabriel DE SAVEUSE seigneur de Lozinghem .

Leur fils Antoine II de GUISELIN épousa le 17 juin1634 Marie Jacqueline DE CROIX La Morvaderie. La fille de ce dernier, Marie Jacqueline De GUISELIN, dame à Lozinghem, apporta cette terre par contrat de mariage du 28 janvier 1669 à Robert Dominique De NELLE originaire de Saint-Venant.

Leur fils Georges François De NELLE Ecuyer seigneur de Lozinghem épousa le 14 avril 1723 à Valhuon Ernestine Pélagie D’ANTHIN dame de Valhuon nèe le 15 mars 1704 à Valhuon fille  de Louis François Escuyer de Valhuon et de Marie Madeleine De GARGAN eux-mêmes mariés à Valhuon le 9 mai 1703. 16 actes de baptême inscrits aux registres de la paroisse attestent la fécondité de cette union. Georges François DE NELLE est inhumé dans le chœur de l’ancienne église de Lozinghem le 12 11 1765, il est , alors mari à Ernestine Pélagie D'ANTHIN, en présence de Georges Albert, son fils aîné, et Eugène Joseph, son fils cadet, tous deux à marier Le droit d’aînesse forçait les enfants puînés à émigrer dans les abbayes, dans l’église ou dans l’armée. La tradition rapporte que l’une des filles du précédent seigneur, placée dans un monastère malgré sa volonté, s’échappa et revint au milieu de sa famille et préféra se livrer aux travaux de la ferme avec les servantes que de retourner au cloître.

Leur fils aîné Georges Albert De NELLE hérita de la terre de Lozinghem. Il siégea comme son père et son aïeul aux états nobles de la province d'Artois jusqu'en 1789.

 

Blason DE GUISELIN   « D'azur à 3 paons rouant d'or 2 et 1 ».

                 

En 1681  Compte fait à dom Antoine Chasse, grand-prieur, par dom François de Beauvoir.( AD Arras H2673 Prévoté de Gorre ) Le Metz entre Lapugnoy et Lozinghem : le sieur de Guiselain, sieur de Lozinghem

Lozinghem : Louis Mathon ,  le sieur de Le Helle, procureur du Roi à Béthune  

 En 1699  chasse et pêche dans comptes de la prévôté de Gorre ( AD Arras H2645 )    procès  contre Dominique de Nesle, sieur de Lozinghem.

Lozinghem. (H 2708 AD Arras  prévoté de Gorre) Contestations au sujet des mouvances; conflit avec la gouvernante d'Arras (1687); - autre, avec Robert-Dominique de Nesle, écuyer, sieur des Mottes et de Lozinghem, pour 7quartiers de terre (1696); -procès avec le même, pour le droit de plantis (1696); - procès (1696) avec le même, au sujet de la mouvance de 6 quart. de terre occupés par Isabelle de Hannedouche, veuve de Mullet de Lalacque; - suite de ces procès (1700) contre Joseph-Victor de Nesle, écuyer, sieur de Lossignol; - accord (1705-1706) pour le droit de plantis;

En Avril 1726  transaction  : le sieur de Lozinghem exercera la justice dans tout son fief, tenu du seigneur de Bournonville, à cause de son château de Gouy, dans les ténements indivis avec la prévôté, il l'exercera par année alternativement avec le prévôt,.....

-Mémoire pour commenter l'accord de 1726 et mettre certains points en lumière: les décimateurs ont la faculté d'établir un compteur ou peuvent par eux-mêmes percevoir la dîme; le seigneur de Lozinghem est seigneur principal de la paroisse, le prévôt de Gorre est réellement seigneur vicomtier de Lozinghem, lui seul perçoit les droits de forage;

Le seigneur de Lozinghem ne peut exploiter dans l'étendue de la seigneurie de Gorre; on entend par officiers de Gorre tous les échevins de la prévôté, au nombre de douze, choisis tous les deux ou trois ans de quelque endroit qu'ils soient, leurs droit sont au 13e denier; ils ont à leur tête un bailli général, un lieutenant général, un procureur d'office et un greffier; le sergent de la prévôté sera soumis à une enquête et révoqué s'il y a lieu.

Nous allons retracer le parcours hors du commun d’un enfant de Lozinghem pendant la période 1740-1748 qui vit la guerre de succession d’Autriche.. Il s’agit de Barthélemy PANNIER né le 23/10/1718 à Lozinghem     fils de Nicolas PANNIER et Dorothée MATHON.

En 1739 à l’age de 21 ans il entre en service

En 1744 à l’age de 26 ans il est cavalier au régiment de Clermont Tonnerre

En 1746 à l’age de 28 ans il est nommé maréchal des logis

En 1746   il est à   Calais

En 1747   il est à   Gand

En 1748   il est en garnison au   Château de Boussu

En 1750 il a   32 ans et il participe à la   bataille de Fontenoy

En 1750 il stationne à Bleurville

Le 19 juin 1760 à l’age de 42 ans il est   reçu à l’hôtel des   invalides

Maréchal des logis au Régiment de Noé Cavalerie, Compagnie de Mazancourt où il a servi 21 ans dont 14 en cette qualité est hors d Etat de Servir étant incommodé de la Poitrine et par des rhumatismes, est marié, est Catholique

Le 4 août 1763 à l’age de 45 ans il est admis à l’hôtel des   invalides

Registré Et admis à la Classe intermédiaire par ordre de M. Le Gouverneur, vû au Conseil le dit Jour.

Le premier mai 1783 à l’age de 65 ans il décède à l'hôpital de Perpignan [66136] étant Lieutenant de la Compagnie delaporte détachée à Bellegarde [66137] En Roussillon en commune de Le Perthus. Nous n’avons malheureusement pas retrouvé son acte de décès ni la trace de son mariage et des ses enfants.

En 1778 Nouveau procès avec le sieur de Nesle au sujet d'une apposition de scellés  

En 1769  Nomination de garde de justice de la seigneurie de Lozinghem en la personne de Nicolas LEGRAND, fermier du Mont-Éventé, paroisse de Lapugnoy  

En 1776  correspondance   relative à la continuation de la charge de Legrand, qu'on a investi à tort du pouvoir de donner saisine et dessaisine, opérations de justice réservées spécialement par lettres patentes de 1734 aux officiers de la salle abbatiale.

Carte de Cassini 1750 Lozinghem

La révolution Française

 

On a que peu de renseignements de la population sous la révolution. Le seigneur avait pris le chemin de l'exil. La population laissa faire les événements.

A la révolution de 1789, tous les habitants âgés de 25 ans se réunirent an mars 1789 pour désigner dans la commune des députés qui iraient à Béthune chef lieu de bailliage porter les réclamations des habitants consignées sur un cahier de doléances.

On sait seulement que le cahier de doléances du bailliage de Béthune synthèse de tous les cahiers de doléances des villages faisant partie du bailliage de Béthune, était très favorable au roi.

Le questionnaire de 1790 signale en outre à Lozinghem

"pas de formes d'organisation de gardes nationaux en notre commune"

"pas de listes de gardes nationaux"

"pas de biens communaux et la commune n'a aucune ressource"

La commune de Lozinghem fit d'abord partie du canton de Lillers. La division administrative de l'an VIII(1800) la rattacha définitivement à Norrent-Fontes distant de 10 kms.

  

Du début de l'empire à la restauration(1804. 1814)(1814.1880).

Les premières années de l'empire ramena la quiétude dans les villages artésiens et leurs avaient permis de reprendre leurs activités. Une seule ombre existait au tableau : la circonscription militaire. Napoléon avait besoin de beaucoup de soldats, pour écrire son épopée et bien des bras, jeunes et vigoureux étaient enlevés à la terre par les armées impériales qui chevauchaient à travers l'Europe. Bailly Ferdinand de Calonne Ricouart qui termina sa carrière avec le grade de capitaine et le capitaine Marie , François Eugène Joseph Cardon de Marles et le fils du bailly de Wetz à Marles s'y distinguèrent particulièrement.

Au temps des succès la guerre avait pour théâtre l'Europe entière, mais tu temps des revers les armées étrangères envahirent la France et en 1815 après Waterloo les troupes anglo prussiennes occupèrent l'Artois. Les Anglais s'installèrent dans les villages. Des détachements occupèrent Marles, Auchel, Calonne, Cauchy, Lozinghem.

Il ne nous reste que quelques traces de l'occupation étrangère. "Le sentier des Anglais" rappelle le chemin suivi par eux pour aller faire l'exercice dans un champ situé à l'extrémité du territoire ; et ou on donnait également la bastonnade aux militaires indisciplinés.

Allouagne , lui, fut occupé par les Prussiens. Chaque fermier fut obligé d'en loger plusieurs et de leurs assurer un cantonnement complet.

Le calme reviendra avec la restauration et dés la fin de l'occupation qui dura de 3 à 4 ans dans nos régions, nos paysans vont reprendre leur vie calme et monotone d'esclaves de la glèbe.

Anecdote racontée par Pierre Salinger en 1976 pour le bicentenaire des U S A .

A la convention le Pas de Calais était représenté par un député américain originaire de Philadelphie Tom Penn .Ce dernier épris de liberté et de justice sociale termina ses jours en Angleterre

Après la révolution Française

La fille héritière de Georges Albert De NELLE ; Marie Louise Camille De NELLE épousa François Guislain LE JAY de Massuère. Ils eurent 2 filles : Louise Albertine et Aglaé Guislaine. Cette dernière épousa en 1817 Louis Marie De BEUGNY D’HAGERUE. Amédée Louis chevalier ,naquit au château de Lozinghem le 7 avril 1817 , Membre de la commission des monuments historiques et de la société des antiquaires de la Morinie .

Au recensement de 1836 12 personnes vivent au château dont 1 cuisinière , 1 jardinier et 3 domestiques

Amédée Louis épousa Marie Charlotte D'HAUBERSART dont il eut 2 fils Georges Louis et Paul Joseph.

Voici maintenant quelle était la composition de la municipalité du 14 octobre 1789

Maire : Georges De Beugny D'hagerue

Conseillers municipaux : Lanvin, Deligny, Hermant, Gamblin Séraphin, Denissel soit 6 personnes.

  

Arbre généalogique des seigneurs de Lozinghem

Anthoine de Guiselain épouse vers 1580 Barbe Desplanques Béthune

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I

Antoine II de Guiselin épouse le 17 06 1634 Marie Jacqueline De Croix La Modarverie

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Marie Jacqueline De Guiselin La Movarderie épouse le 25 01 1669 Robert Dominique De Nelle

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I

Georges Eugène François De Nelle(1683-1765) épouse le 14 04 1723 à Valhuon Ernestine Pélagie D'Anthin(1704- )

I

I

Georges Albert De Nelle(1725-) fils ainé épouse Marie Amélie françoise Malet De Coupigny

(1728-1776)

I

I

Marie Louise Camille De Nelle(1771-1852) épouse        François Joseph Guiselin Le Jay de Massuère

I

I

Louise Françoise Albertine Le Jay                             Aglae Guislaine Le Jay(1794-1847)  

                                                                              I

                                                                               I

Aglae Guislaine Le Jay x 08 08 1817 à Lozinghem Louis De Beugny D'Hagerue (1792-1886)

I

I

Amédée Louis De Beugny D'Hagerue(1818-1910) x 22 08 1855 à Douai Marie Charlotte 'Haubersart (1834-1904)

I

I

Georges Louis De Beugny D'Hagerue(1857-1934)         Paul Joseph     De Beugny D'Hagerue(1861-)

Guerre de 1870

Pendant la guerre de 1870, la majeure partie des soldats de Lozinghem se trouvaient avec Faidherbe à Bapaume et à St Quentin.

Quelque uns étaient à La Fère. Ils furent faits prisonniers et conduits à Amsbach en Bavière. Deux de ces derniers périrent. Delmarre chercha à s’échapper et fut tué par une sentinelle prussienne. L’autre Durant Séraphin mourut de la variole.

 

Vue de Lozinghem vers 1910  Eglise et mur du chateau à droite

 

LE XXème SIECLE

Guerre de 1914 1918

En 1914, les soldats de Lozinghem combattent contre l'Allemagne. En 1916 ils sont à Verdun, Douaumont, Fort de Vaux

Durant la guerre les Anglais avaient installé un aérodrome à cheval Auchel et Lozinghem

Au lieudit « Le Mont de Lozinghem ». Le Royal Flying Corps était la branche aérienne de l’armée de terre Anglaise. Elle avait des missions de repérage, d’observations et de harcèlement des lignes ennemies. En mai 1912 le Royal Flying Corps était composé de 133 officiers, 36 avions et 12 ballons dirigeables. L’aérodrome de Lozinghem fut opérationnel dès Juin 1915. Venant de Gonnehem il se délocalisa à Lozinghem en raison de l’avancée du front vers cette localité alors trop exposée. Il demeura actif jusqu’au 3   mai 1918.

Le 1er avril 1917, le 25e Escadron de la royal air force déménagea à l'aérodrome d'Auchel (Lozinghem) et devint partie de la 10e armée , 1ère Brigade RFC opérant avec la 1ère Armée. Le front de la Première armée s'étendait juste du Nord de Fromelles à un petit Sud de Souchez. Dans ces limites, les patrouilles du No.25 étaient destinées à protéger les machines de reconnaissance et de photographie travaillant à proximité de la ligne de front et à empêcher les avions ennemis de faire la même tâche. Au cours des deux mois d'avril et de mai 1917, l'escadron n'a subi que quatre décès dus à une action de l'ennemi. En juin, la force de l'escadron a été augmentée en prévision de la bataille de la Somme, où elle a pris des patrouilles tactiques de photo-reconnaissance et des bombardements derrière les lignes ennemies. Ce rôle a été entrepris en plus de ses fonctions de chasse qui impliquaient le maintien de patrouilles offensives sur les lignes de front . le 11 octobre 1917 le 25ème escadron quitte Lozinghem pour Boidinghem.

Régulièrement bombardé et pilonné l’aérodrome fut évacué en catastrophe. Il fut cependant réutilisé ponctuellement jusqu’en octobre 1918 par les escadrilles 2 et 4 du Royal Flying Corps Australien .

Sources

Les Nouvelles magazine d’information d’Auchel N°2

A History of No.25 (Fighter) Squadron - Royal Air Force

En 1917, les Allemands reprennent l'offensive sur le front d'Artois quand les combats reprennent avec intensité surtout au cours d'avril et mai 1918 ou raids et bombardements se succédèrent. La situation devint sérieuse pour devenir critique quand le front anglais fut défoncé. Les troupes allemandes furent à moins de 20 kms de Marles ou de nombreux ménages évacuèrent vers le midi de la France. Enfin Foch rétablit le front et par sa grande offensive victorieuse mit fin à cette terrible guerre. Quand l'Armistice sonna le 11 novembre 1918, 36 enfants de Lozinghem étaient tombés au champ d'honneur. Leurs noms figurent sur le monument au morts.  

Le château de Lozinghem est transformé en Hopital pour soigner les nombreux blessés qui débarquent du front . Il est également bombardé . Certains soldats décédent à Lozinghem comme STIENNE Aimable originaire de Noyelles sous Bellonne dans l’ambulance britanique n°22 des suites de ses blessures.

Entre Lozinghem et Lapugnoy en 1914-1915 les anglais entreprennent la construction d’une nouvelle ligne de Chemin de fer surélevèe par rapport au terrain environnant de 3 métres . De nos jours les vestiges subsitent au milieu des champs.

La base est en sable provenant certainement des sablières de LAPUGNOY photo jp maniez

Ligne des Anglais construite par eux en 1914-1918 surélevée par rapport au terrain environnant   + 3 m environ dont une partie vers Lapugnoy ayant réellement existé dont il reste des restes très probants et une partie supposée avoir existé dont il ne reste aucune trace vers Allouagne .

Les Années 30

 

Marie Constantine BECU   centenaire à Lozinghem en 1930

Marie Constantine BECU est née le 7 janvier 1830 à Lozinghem (62) fille de Alexandre Xavier Joseph BECU 1789-1867 et de Amélie DUBUISSON 1793-1875

Elle se marie le 31 juillet 1861, Lozinghem (62), avec Louis Joseph CARNEZ 1823-1885

Elle sera cultivatrice

Marie Constantine BECUEn janvier 1930 à lieu à Lozinghem une cérémonie pour fêter son centenaire d’abord à l’église puis à la mairie. Voici ce que relate un journal de l’époque ( Egalité de Roubaix)  

«  Connaissez vous quelque chose de mieux que de vivre au village tout à la bon’ franquette

au grand air, au milieu des champs, auprès de ses bons amis, nous disait récemment grand-mère Tantine, la centenaire de Lozinghem que toute la population du village accompagnait hier en la petite et rustique église du pays à l’heure ou les cloches, sonnant à toute volée annonçaient l’anniversaire glorieux de Madame CARNEZ –BECU appelée plus familièrement Tantine.

Oui Grand-mère Tantine avait raison. La vie simple, active et ordonnée des champs, l’air, l’espace, le soleil, la nourriture saine sont certainement les principales causes de sa longue et heureuse existence. Mais il est d’autres causes qu’elle n’ignore pas d’ailleurs car sa reconnaissance pour ses petits enfants et arrières petits enfants est infinie. Ce sont les soins jaloux dont ceux-ci l’ont entourée. C’est encore la sollicitude affectueuse, la prévenance et l’amour qu’ils lui ont prodigués qui ont fait de Grand-mère une centenaire.

Mais ce jour des noces dont le souvenir est resté si précieux va maintenant avoir son pendant

Dans le cœur de la vénérée centenaire qui , hier, n’as pu rester insensible aux marques d’estime, de sympathie et d’affection que lui ont prodigues ses amis de Lozinghem , d’Allouagne , d’Auchel  et de Marles venus par milliers fêter les cent années d’existence de celle qui depuis Charles X a vu défiler tous les évènements Napoléon,Crimée , Italie, la campagne de 1870 , celle de 1914-1918, avec la sérénité d’une belle âme.

A coté de Tantine son amie Mme Adolphine LEFEBVRE âgée de 85 ans

Entre les deux dames Mlle Marie MANIEZ son arrière petite fille au coté du maire Mr LEGRAND

   Hier donc, à l’entrée de la modeste église de Lozinghem, qui se trouve à proximité de l’un

des plus élégants châteaux de la région dont la construction primitivement au XIV siècle, Tantine aux bras de arrières petits enfants était reçue par Mr l’abbé TOFFART, tandis que dans le chœur de la chapelle trop petite pour contenir toute la foule qui voulait s’y presser, se massait : la jeune France d’Allouagne dirigée par Mr CARON, L’harmonie des mines de Marles, la chorale d’Auchel dirigée par Mr GUILLEMAN, Le syndicat agricole avec son drapeau.    

 

   A l’issue de la messe, Grand-mère Tantine surprise car on le l’avait pas mise au courant de la cérémonie qui était organisée et infiniment émue s’en fut alors derrière la musique, comme au temps de sa première jeunesse, recevoir à la mairie communales les souhaits et compliments du maire Mr LEGRAND qu’entourait son adjoint Mr DUPUIS et les membres du conseil municipal »

 

 

Elle décède le 13 août 1930 - Lozinghem (62) , à l’âge de 100 ans et 7 mois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guerre de 1939 1945

En 1939, Suite à l'invasion de la Pologne, la France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne. Une bombe tombe sur la maison de Mr Henri CANTRAINNE la détruisant complètement ainsi que les quelques maisons avoisinantes. De nombreux vitraux du chœur de l'église sont percés ou brisés par les éclats de la bombe.

Un avion anglais tombe dans un champ situé à Lozinghem entre Lozinghem et Burbure. La population de Lozinghem s'empresse d'aller fleurir les restes du pilote enterré provisoirement prés des débris de son appareil, ce qui avive la haine des Allemands envers la population de Lozinghem et fut sans doute l'une des causes de ces nombreux dimanches ou la population était consignée (1940).

Le 7 janvier 1941 les lignes téléphoniques Allemandes sont sabotées

Le 12 août 1941 un pylône haute tension est détruit à l’explosif par la résistance ftp.

Une base de lancement de v2, les fameux avions sans pilote était installée dans le bois de Ferfay, ce qui ne rassura pas les habitants de Lozinghem car bien que ces v2 ne leurs étaient pas destinés, ils faisaient entendre un bruit sinistre et s'égaraient bien souvent dans la direction de la ville importante d'Angleterre que les allemands leurs imposaient. L'un d'eux passa, une nuit au-dessus de Lozinghem pour retomber sans éclater heureusement à Bruay en Artois.

Un bombardement, heureusement manqué faillit détruire entièrement Lozinghem en juin 1944.Une seule maison, café occupé alors par Mr Jean FLAN fut détruit par une bombe. C'est là que furent tués André LAFORGE, Alfred SALOME, et Jean DURAND qui consommaient dans le café. Jean FLAN et sa famille étaient allés se réfugier au coup de sirène dans leur cave située sous le bar même. Toutes les bombes sauf celle qui malheureusement détruisit la maison de Jean FLAN tombèrent dans les champs. Une d’entre elle tomba en haut de   la pature FERET .Jeanne LAQUAY fut tuée en pansant son beau-frère blessé par une balle ennemie.

Le 2 septembre 1944 Joseph CARLIER est victime de la barbarie allemande. A signaler que ce dernier résista à l'ennemi dés le début de l'occupation. Il se cachât dans le clocher de Lozinghem durant de longs mois... Joseph CARLIER fut tué avec 9 autres Auchellois à Haut Rieux le 2 septembre 1944.

 

 

Voici ce que relate la Voix du Nord du 27/08/2010   Fusillade de Rieux pendant la Seconde Guerre mondiale : du drame à la mémoire

La fusillade de Rieux, le 2 septembre 1944, est le premier épisode meurtrier d'une série d'événements qui annoncent la fin de l'occupation allemande à Lillers.

 Les événements de la Libération sont à peine entamés que l'horreur de la guerre est à son comble. Joseph CARLIER et Henri VINCENT furent les premières victimes parmi les dix résistants auchellois qui ont héroïquement payé de leur vie à Rieux.

« Une petite formation FFI vient d'Auchel et se rend à Allouagne où un dépôt de munitions lui est signalé. Ces partisans rencontrent en cours de route un petit groupe d'Allemands.

 Ils le poursuivent. Au lieu dit la Croix-Rouge, un médecin commandant allemand est tué par un partisan. En ce lieu, ils se heurtent à une unité plus importante. » (1) Joseph Carlier, garde communal de Lozinghem, va y perdre la vie. « Joseph Carlier (...) qui vivait dans la clandestinité depuis trois mois, caché dans le clocher de l'église de son village, est surpris par deux Allemands sortant d'un café (...) Vincent Henri fut tué d'une balle en plein front, près du lieu où une heure avant avait été abattu Joseph Carlier. » (2) Les Allemands font ensuite prisonniers le lieutenant Paul Hourdequin, le sergent Jean Boidin et Gustave Dohet, Georges Vaillant, Jules Boutoille, Robert Petit, Paul Viez ainsi que Jean-Baptiste Fouquart d'Allouagne. Alors que d'autres combattants se tireront de ce guêpier avec beaucoup de chance, les huit prisonniers sont emmenés au centre de Rieux.

Un témoin raconte de façon détaillée : « En représailles à la mort du médecin, l'officier décide de les fusiller. Il constitue un peloton d'exécution mais les soldats sont réticents. Il se saisit alors d'une arme automatique et abat les résistants. Il leur porte ensuite le coup de grâce et les abandonne sur la chaussée. Les Allemands quittent les lieux. »

 

Lozinghem dans les années 1970 rue Joseph Carlier

3   Industrie

Il existait surtout beaucoup d'artisans qui disparurent avec l'âge

L'industrie du tissage était très florissante jusqu'à l'avènement du machinisme. Il existait surtout sous forme artisanale. « Charlemagne Cléry tisserand" acte du 07 08 1718 ».

On rencontre aussi sans arrêt cette profession dans les actes de mariage et de décès durant la période 1700 1800.

Industrie et Artisanat en 1976    

 

La scierie

On peut noter une industrie importante : la scierie du progrès tenue par Mr DELAIRE située rue Joseph Carlier. Cette scierie utilise un matériel moderne ( tracteurs, camions, remorques, scies à rubans). Elle occupe une trentaine d'ouvriers.

La fonderie

La fonderie de Mr HIBON rue Achille Hibon occupe une trentaine d'ouvriers. Elle fabrique de nombreux articles en fonte pour les ponts et chaussées.

Les artisans

Nombreux il y a une vingtaine d'années, il en reste que quelque uns.

Tailleur : mr Delettrez

Voici quelques-uns uns qui ne professent plus.

Cordonnier : Mr Fatout décédé en 1975 à l'age de 97 ans

Menuisier : Mr Vincent remplacé par mr Edouard

Forgeron : Mr Lethillier

Réparateur en cycle : Mr Carlier décédé il y a quelques années

Bourrelier : Mr Mathon

Artisans extra professionnels : Mr Vanquelef, Mr Delannoy Henry    

Les commerces  des   années 1900- 1980

Rue Joseph CARLIER

Epicerie EVIN

Fromagerie DELHANGE  puis TERNOIS

Café Marie FONTAINE puis Epicerie CADY puis Nicole SUEL

Boucherie LALLOY

Boucherie DROUVIN

Boucherie PARMENTIER

Boulangerie BARATTE

Quincaillerie Claire MARTIN

Confiserie en gros : BREVIERE

Tissus en gros : FACON

Cordonnier ROSE

Epicerie CAPPELAERE

Epicerie LEPORCQ

Coop :  DELPOUVE

Cafés   Chez CAYA ( Georges PORAS et Henri DUPUIS )

Rue de la Fontaine

 

Cordonnier FATOUX  

Rue Louis DAGNEAUX

Alimentation générale CAPPELAERE

Epicerie Esther FONTAINE avant 1914  

Fruits et légumes en gros : MONVOISIN et MARESCAUX

Marchand de Bonbons   GRUSON

Forge Mizael BAUBAUT

Droguerie Colette   VAN OOST devenu le Café Edouard

Café Chez Gégé

Rue Jean BRUYER

Tailleur   DELETTREZ

Cycles et Réparations  CARLIER

En haut de la cote de Lozinghem

Café BERRIER

Café FLAN un baraquement jaune et rouge sur la gauche

  

Commerces ambulants

 

Laitiers : BREVIERE, MERCIER, VINCENT

Brasserie : BREVART d’Allouagne

Boulanger « La Fourmi »

Poissonnerie :

Rémouleur

Marchand de peaux de lapin

Marchand de glaces en été 

Industrie et Artisanat en 2016  

 

Les 2 principales industries ont cessé leur activité . Les batiments de la scierie subsistent. les Artisans ont totalement disparu

      

4 Instruction publique

 

L'enseignement primaire semble avoir été négligé au XVIII ème siècle. peu de personnes signaient aux registres des baptêmes qui remonte à 1715. Les nombreux illettrés se contentaient de faire une croix. Les quelques signatures qu'on y rencontre sont dues à un petit comité d'habitants : CLERY , LEGRAND , NORMAND, MONDACQ, BERRIER, POIRIER, LANVIN, DEBUIRE, HERMANT. En 1656 Le clerc de paroisse est Laurent CLERY En 1725 Barthélémy CLERY son fils lui succéde il fit souche à Lozinghem. Sa descendance a disparu de nos jours. Après Clery les clercs de la paroisse ont été successivement : Brassart en 1751, Hermant Jean Robert et son fils François de 1757 jusqu'au commencement du XIXème siècle.

Vers 1750, une maison située à la place de la maison Laloy était alors occupée par un certain Hermant désigné comme clerc de notre village. Cet Hermant était alors le maître d'école en charge et son école était peut être chez lui. Il habitait prés de l'école actuelle.

A leurs fonctions de chantre et de serviteur de l'église, les clercs précités ajoutaient celle d'instituteur.

En 1783, c'était Jean Robert Hermant. Sous l'empire, le maître d'école était Hermant Emmanuel.

Nous avons ensuite à partir de 1820 , Flament Jean Baptiste qui tenait l'école dans sa propre maison. A sa fonction d'instituteur, il ajoutait celle de cultivateur, chantre, fossoyeur, sonneur,..etc.. comme cela se passait d'ailleurs dans la plupart des villages.

Mais la loi Guizot vint, il fallut une école plus convenable. Apres plusieurs résistances, la commune acheta une maison appartenant à Mr GAMBLIN. Mais Mr FLAMENT préféra démissionner que de changer de logis. Ceci en 1847. La classe était devenue trop petite et ne remplissait plus les prescriptions réglementaires.

En 1854 l’évêque d’Arras fit construire une résidence où il passait ses vacances d’été.

Aussi en 1879 le conseil municipal vota la reconstruction partielle de l'école comprenant au rez de chaussée la salle de classe, à l'étage la mairie et une chambre à coucher qui avec le reste du local formèrent le logement de l'instituteur. de la fin du XIXème siècle.

De 1878 à 1896, à coté de l'école publique le maire Amédée D’Hagerue transforma la résidence de l’évêque en une école privée de filles. Elle était tenue par les religieuses de l'immaculée conception. Mais la famille de Mr D'hagerue quitta Lozinghem vers 1896 et l'école n'étant plus subventionnée, elle fut fermée. Le surcroît d'élèves que cette suppression a amenées à l'école mixte, l'accroissement rapide de la population ont décidé le conseil municipal à créer une école de filles qui s'ouvrira au début du XXème siècle.  

Au budget de 1827, en ce qui concerne l'enseignement primaire, on trouve une dépense de 501 francs pour l'indemnité de logement de l'instituteur. En 1838 l'instituteur avait 200s de traitement, on lui allouait en outre 50 frs pour la location de l'école qui était sa propre maison et le taux mensuel de la rétribution scolaire était ainsi fixé 0,30fr pour nommer les lettres et épeler. 0,40 frs pour lire et écrire, 0, 50 frs pour lire, écrire les éléments de la langue française et du calcul.

En 1854 le taux unique était de 0,75 frs pour s'élever à 1 frs 50 en 1875

En 1845, il y avait 40 élèves dont 15 gratuits, garçons et filles

En 1899, il y en avait 90.

Le nombre de certificats d’études obtenu par les élèves de l'école publique de 1874 à 1899 est de 30, celui de l'école libre est de 2.

Les instituteurs suivants occupèrent successivement l'école de Lozinghem qui était mixte jusque 1899.

Roger(1847-1849), Gallet(1849-1855), Crunel(1855-1856), Gallo(1856-1876), Robidet(1876-1882), Drancourt(1882-1888), Drouvin(1888-1914)

L’école primaire des garçons dans les années 1910-1920 . C’est la mairie à partir de 1993

En 1914, l'école des garçons se situait au même endroit que de nos jours. Elle comportait 2 classes dirigées par m m Drouvin et Bloquez récemment arrivé et que l'effectif total de ces 2 classes s'élevait à 38 élèves.

Quant 'à l'école des filles, qui comprenait 30 élèves se situait au rez de chaussée de la mairie actuelle de notre commune et était dirigée (seule classe) par madame Bloquez en 1914.

En 1928 l'école occupe toujours le rez de chaussée du même bâtiment.

Mr et mme Bloquez partirent en retraite en 1946 . L'école des garçons s'agrandit de 2 autres classes vers 1955.

L'école de filles s'agrandit d'une classe vers 1950.en voici l'évolution

La petite classe va être détruite en raison de sa vétusté. Les élèves de cette classe vont être transférés dans un nouveau baraquement comme l'indique la flèche à l'emplacement de la classe détruite. On va bâtir deux nouvelles classes qui fonctionnent en octobre 1955.

D'octobre 1954 à juillet 1955 enseignent aux garçons, mm Hecquet, Montreuille, Brodkoski, aux filles : Mmes Montreuille et Vilain

A partir de 1955 arrive Mr Depret puis Mr Boyaval.

Ecole des Garçons

Directeurs : Hecquet 1957, Walle 1960, Carpentier 1965, Quilly 1966, Delerue 1966 à nos jours.

Le directeur habite la maison à étage au milieu de l’école des garçons

Instituteurs: Raymond Brodkowski décédé en 2016

                     Carpentier 1965

                     Delannoy 1966

                   Nicaud 1976

                   Montreuille 1963

                   Devos 1974 à nos jours

Ecole des Filles

Directrices :     Montreuille 1963, Maison 1973, Muse 1980 à nos jours

Institutrices : Vilain 1965

                     Maison 1973

                     Leclercq 1975 à nos jours

 

L’école des filles vers 1910 – 1920   . C’est la mairie en 1976

A la fin du cm2 les meilleurs élèves partaient au lycée de Béthune puis par la suite au lycée d’Auchel pour une entrée en 6ème   . Les autres continuaient jusqu’à l’examen du certificat d’études primaires. L’obtention du Certificat donnait lieu à des réjouissances sur plusieurs jours. Les jeunes certifiés qui arboraient une cocarde tricolore allaient dans chaque famille ou on leurs offrait des tartes et gâteaux et des boissons .

 

Photo prise dans la cour de l’école des garçons de Lozinghem   année 1962

1er rang accroupis : Maurice CORDONNIER,BARBIER, ? , ? , Roger WAGGON

CATIAU, ?

2ème rang : Henri LESSENCE, BRUNEL, CARRE, DUMUR,DEMARLES,

CAPPOCXI, PAYEN,FASQUELLE, JP MANIEZ, LEPORCQ

5   Juridiction

Sous l'ancien régime, Lozinghem faisait partie de la gouvernance au bailliage de Béthune qui connaissait à peu prés les mêmes délits que nos tribunaux civils et correctionnels de 1ere instance.

Au-dessus il y avait le conseil d'Artois qui avait une juridiction assez semblable à celle des cours d'appels actuelles. Le parlement de Paris jugeait en dernier ressort.

Actuellement, en ce qui concerne toujours Lozinghem.nous avons

Commissariat de police d'Auchel

Gendarmerie d'Auchel

Justice de paix de Norrent Fontes

Cour d'appel de Douai

Cour de cassation de Paris

6   Agriculture

 

Son évolution

Il a déjà été dit que dans la première partie du XIXème siècle l'agriculture par ses prix plus rémunérateurs avait fait disparaître de nombreux bosquets, ce qui n'a d'ailleurs aucun inconvénient et ne représente aucun danger pour notre village.

Autrefois la culture ne s'occupait que de céréales (blé et avoine surtout). Et en second lieu seigle, orge et mais.

Avec la restauration et dés la fin de l'occupation qui dure entre 3 et 4 ans dans notre région, nos paysans vont reprendre leur vie calme et monotone d'esclaves de la terre.

La ferme se composait alors d'un modeste enclos formé par la maison, les granges, les étables, le tout disposé en général en quadrilatère, les bâtiments clôturaient la cour au milieu de la quelle se trouvait une fosse à purin ou s'ébattaient coqs, poules et canards. C'est le type de la ferme flamande et artésienne.

Monsieur Amédée De Beugny d'Hagerue, maire de Lozinghem de 1848 à 1884 ouvrait deux chemins pour la culture en prolongeant la ruelle Cléry et en construisant le chemin de Pernes.

Sous le second empire, on consacra une large part aux plantes industrielles ; betteraves, œillettes, lin, etc. . Mais le prix de ces denrées diminua et on ne cultiva guère que les céréales et les denrées alimentaires.

On s'appliqua surtout à fermer des prairies naturelles et artificielles pour la nourriture des vaches dont les produits surtout le lait et le beurre s'écoulaient très facilement en raison de l'abondance des ouvriers mineurs. Mais depuis la fermeture des mines, les mineurs encore en exercice partiront vers Lens. On rendit les prairies à la culture.

Vers 1845 l'exploitation du terroir était partagée entre 3 ou 4 fermes ; mais les mines ont fait élever le prix de la main d'œuvre et la culture s'est émiettée en un nombre plus considérable de petits cultivateurs pouvant faire eux même leur travail et les fermes d'autrefois ont servi à établir des logements d'ouvriers. Ceci vers 1875.

En 1976 on trouve à Lozinghem 4 fermes qui fonctionnent véritablement et 28 fermes qui ont abandonné. La plupart des cultivateurs étant retraités ou décédés.

Les fermes restant ont un matériel moderne : tracteur, moissonneuse batteuse, etc. . Ainsi que beaucoup de bétail et de volailles. Les chevaux ont disparus des cultures ( il reste un seul cheval en activité celui de Mr Dumoulin. La ferme de mr Delobelle a abandonné la culture et s'est axée sur l'élevage de volailles. Cette dernière est renommée dans les environs.

Le territoire de la commune de Lozinghem est divisé par le milieu en deux parties bien distinctes. La partie orientale est formée de plaines aux terres franches et faciles à travailler. La partie occidentale aux montées assez fortes est composée de terres compactes parfois calcaires de moindre rapport mais formant toutefois une bonne moyenne de production. On s'attache surtout aux cultures suivantes ; blé, seigle, orge betteraves, pommes de terre.

Liste des fermes

             Actives en 1976 : Dufour, Denissel, Dumoulin, Walle

           ayant cessé leur activité : Walle l , Vincent, Gamblin, Mathon, Deligny (qui remplace Debuire en 1917), Delobel (qui continue l'élevage), Suel, Saison, Dumur, Barel, Suel , Deligny l, Boulet, Legrand, Mathon, Barel, Gamblin, Walle s, Vansteene, Mathon, Gonthier , Cattiau, Coriette.

 

Ancienne ferme DEBUIRE puis DELIGNY accolée au mur d’enceinte du château à gauche

On remarque le mur de la maison en briques alterné avec des pierres calcaires provenant des carrières du mont de Lozinghem

 

7 Circulation dans le village

Autrefois, si la corvée servait les intérêts particuliers du seigneur, comme dans les réparations du château, le curage des fossés, elle s'étendait aussi à tous les chemins de la commune et profitait à la généralité des habitants. Dans le questionnaire de 1790, j'ai relevé pour la commune de Lozinghem, ceci :"On essaie d'améliorer les chemins". Avant 1840, les chemins étaient impraticables dans la mauvaise saison. Aussi la Toussaint arrivée, on enlevait la partie sèche des haies afin de passer à travers les jardins et les pâtures.

 

Carrefour dit de l’abreuvoir Rue Louis Dagneaux vers Allouagne

Séraphin GAMBLIN, maire de notre commune de 1832 à 1848, fait améliorer et empierrer les 2 traverses du village vers 1848.

Amédèe De Beugny d'Hagerue, maire de 1848 à 1884, ouvrit 2 chemins pour la culture en prolongeant la ruelle Clèry et en construisant le chemin de Pernes.

L'acquisition du chemin Riquier sous Omer Lenoir, maire à partir de 1891 donna accès au cimetière et un débouché à la partie la plus importante du terroir.

En 1899, deux bonnes routes se croisent dans notre localité : les chemins allant d' Auchel à Allouagne et de Marles à Allouagne.

 

Rue Jean Bruyer

En bas de la rue Jean Bruyer, nous sommes en présence d'un carrefour, dont une route va vers Allouagne : c'est la rue Louis Dagnaux (Dagnaux mourut en déportation en Allemagne pendant la dernière guerre)   et une route vers Marles : c'est la rue Joseph Carlier ( J Carlier fut tué pendant la 2eme guerre ).

 

Rue Joseph Carlier en direction de Marles

 

Rue Joseph Carlier vers l’église

 Les ruelles

1 : l'ancien chemin Riquier maintenant devenu rue du cimetière

2: l'ancien chemin de Burbure maintenant devenu la rue Achille Hibon(ancien maire de Lozinghem) très fréquentée par les agriculteurs

3: la rue de la fontaine qui conduisait à une ancienne fontaine desséchée depuis longtemps

4 la rue Clery macadamisée fréquentée par les agriculteurs

5: la rue Evin ( Evin possédait de nombreuses maisons dans cette ruelle)

6: la rue Bayart (de nombreux Bayart habitaient cette ruelle peu fréquentée )

7 : la rue des champs dorés (conduit dans les champs)

8: le chemin de Pernes ( conduisait autrefois à Pernes)

9 : le sentier du bois Georges

10 : le sentier du bois Bray

11 le sentier de Lozinghem : raccourci appelé ainsi par les gens d'Allouagne : ce sentier est parallèle à la rue Louis Dagnaux

La rue Clery

Il y a sur le territoire de la commune une ruelle appelée rue Clery.

Quelle est l'origine de ce nom ?

Ce nom était déjà connu à Lozinghem en 1725 : le maître d'école s'appelait Barthélémy Clery qui fit souche à Lozinghem . Le plus ancien registre de catholicité mentionne le 7 février le 1804 le mariage de Charlemagne Clery tisserand avec Marie Elisabeth Deneux .Ce Charlemagne est un descendant du maître d'école de 1725. De même en 1808 nous avons le décès de Louise Clery le 1er avril. Celle ci née en 1728 était certainement la fille de Barthélémy Clery. C'est probablement aux descendants Clery, que nous devons le nom de la ruelle.

Mais ce nom nous rappelle aussi le petit-fils de Barthélémy Clery "Jean Baptiste Clery le valet de chambre de Louis XVI.

Jean baptiste Clery est né à Versailles en 1759. Le fait qu'il soit né à Versailles suppose que son père avait quitté Lozinghem, son village natal pour se placer au service d'une famille noble. C'est certainement sous la recommandation de G de Nelles, seigneur de Lozinghem qu'il s'en alla au service d'une famille noble de Versailles. On ne sait pas quand jean baptiste entra au service de Louis XVI, mais ce que l'on sait c'est qu'il servit Louis XVI jusqu'à sa mort et lui resta fidèle.

A la mort de Louis XVI, Clery se rendit à Vienne ou il mourût en 1809.Jean Baptiste Clery a écrit un livre sur les derniers jours de Louis XVI.

 

8   La cité du mont de Lozinghem

Cette cité se situe sur le mont de Lozinghem. Elle fut construite pour les mineurs qui travaillaient aux mines d'Auchel , Marles , Bruay . Vu leur nombre croissant, il a fallu construire la cité de façon à recevoir un nombre croissant de ménages.

Dans cette cité, nous trouvons de larges avenues aux quelles on a donné des noms bien connus de sommets alpins."rue du mont blanc, rue du mont Cenis, ou des noms en rapport avec les Alpes "avenue des Alpes". De chaque coté des avenues se trouvent des maisons toutes semblables au centre d'un petit terroir. Deux ménages habitent chaque maison. Une famille nombreuse a droit à une maison entière. La construction des maisons a été confiée à des entreprises financées par les mines.

 

Dans les années 1960 Les enfants de la cité allaient à l’école à pied   au village de Lozinghem . Ils empruntaient une «  voyette » à travers champs qui aboutissait prés du cimetière. Elle a aujourd’hui disparu (on la voit très bien sur la vue aérienne de Lozinghem)

Ce raccourci était aussi emprunté par les habitants du village pour se rendre à Auchel au marché ou à la caisse de secours minière.

 

9   Finances

A la fin du XIX ème siècle, les revenus les plus importants de notre commune sont la taxe municipale sur le produit des concessions dans le cimetière. Le budget des dépenses a passé par les phases suivantes

1790 : 48 livres,10 soldes, 1denier

1822 : 212,85 frs

1832 : 271,86 frs

1842 : 662,82 frs

1856 : 1175 frs

1865 : 1300 frs

1875 : 1636 frs

1885 : 2768 frs

1898 : 3522 frs

Les multiples contributions qu'on payait sous l'ancien régime, la dîme et la corvée paraissaient surtout pénibles à nos pères, car leurs échos de générations en générations sont arrivés jusqu'à nous. Dans cette lutte d'intérêt les villageois faibles et désarmés d'une part, le seigneur et le clergé tout puissant d'autre part. Les premiers devaient naturellement succomber et subir les exigences souvent exagérées des seconds. Les paysans n'avaient pas le droit de rentrer leurs récoltes avent que le prêtre décimateur eut passé dans les champs et pris sa part. L'usage de quêter les gerbes après la moisson est un reste de l'ancien régime.

Seulement cet impôt d'obligatoire est devenu facultatif. Réparations au château, curage des fossés s'étendait aussi à tous les chemins de la commune et dans ce cas particulier à la généralité des habitants.

Actuellement la commune reçoit les impôts fonciers, l'impôt sur l'eau, les impôts communaux, en fin d'année le conseil municipal prépare le budget et répartit les différentes contributions pour les divers secteurs.

10   Folklore et Traditions

La zone mixte  

Autour du pays minier, il y a une trentaine d'années, il existait une sorte de zone mixte ou les mineurs gagnaient la fosse à bicyclette. Certains continuaient à cultiver quelques champs avec l'aide de leur famille et à exploiter une petite ferme. Chez ceux la, surtout restés profondément attachés à leur terroir, la tradition garde ses droits. Aujourd'hui les quelques mineurs restants font le trajet en autobus. La zone mixte a disparu avec l’arrêt des mines

La quête aux gerbes

Dans l’arrondissement de Béthune, et particulièrement dans le pays minier, la quête aux gerbes est remplacée par une collecte à l’église pour l’entretien de celle çi .

A lozinghem la collecte se fait à domicile et l’on donne de l’argent, autrefois, c’était du blé  (Revue du Folklore Français 1935 )

L'usage de quêter les gerbes après la moisson, au profit des fabriques, qui n'est autre qu'un reste de l 'ancienne dîme qui se pratiquait au XIX ème siècle. On retrouve cet usage au XX ième siècle : en effet dans le bulletin mensuel de la paroisse de Lozinghem en date du 25 août 1934 on peut lire ceci

"la quête aux gerbes "

"En raison de la moisson peu avancée cette année et pour plusieurs raisons de commodités personnelles, messieurs les membres du conseil paroissial ont décidé de faire la quête aux gerbes le dimanche 2 septembre. Les paroissiens sont donc invités de leur passage".

Habitat

On trouvait autrefois et il existe encore de nos jours des maisons, des fermes, des granges dont les murs sont en torchis (mélange de terre grasse et de paille hachée sur un solin de silex ou de cailloux). Les toitures de chaumes étaient très nombreuses autrefois, aujourd'hui elles ont entièrement disparu. Maintenant les maisons sont construites en briques ou en parpaings avec une toiture en tuile.  

Evénements de la vie individuelle

Les baptêmes : très nombreux à Lozinghem du fait de la venue d'étrangers au village.

Les mariages : aussi très nombreux du fait de la même raison que les baptêmes

Les décès : on signale un décès en accrochant une croix à un mur de la demeure du défunt et en portant un faire-part dans chaque foyer du village.

Fêtes religieuses

Toutes les fêtes du calendrier (Noël, pâques, Pentecôte, Toussaint)

Les processions très à la mode il y a une quinzaine d'années ont disparu. La principale était celle de Notre Dame du Mont Carmel qui avait lieu le 15 août. Cette procession traversait le village avec des arrêts aux chapelles que leurs propriétaires avaient décoré.. En 1976 Seule subsiste la procession des communions ou les communiants descendent la rue du cimetière pour se rendre à l'église.

Pèlerinage

Très à la mode : Lourdes, Rome, Lisieux etc.

La ducasse

En perte de vitesse depuis quelques années la ducasse de septembre a disparu : Un bal sous chapiteau était organisé ainsi qu’un match de football dans la pature DELOBEL près de la place. La ducasse de printemps reste la seule ducasse ou quelques manèges distraire les petits. Le jour de la ducasse est organisé un concours de chant à la salle familiale.

La kermesse, la fête des écoles

Elle a lieu tous les ans, le dernier dimanche d'août : organisée par "travail et loisirs " elle est très populaire dans les environs. Elle attire de nombreuses personnes. Un orchestre bavarois anime la fête et de nombreux stands attirent les curieux.

La fête des écoles a lieu la dernière semaine de juin, un orchestre agrémente la fête. De nombreux stands attirent la foule. Des ballets des enfants réjouissent les parents.

Le souper aux moules : repas familial ou sont servis : moules, frites, jambons, etc. . Un orchestre anime la soirée. Ce souper a lieu tous les ans çà la sainte barbe fête des mineurs.

La légende de Marie Grauette

Selon la légende, marie grauette était une mauvaise fée qui logeait dans l'abreuvoir au sein des eaux et qui attirait à elle tous ceux a qui se penchaient trop à la surface de l'eau. En réalité je crois qu'il s'agissait plutôt d'une mesure de prudence pour inviter les enfants à ne pas aller jouer aux abords immédiats de l'abreuvoir. L'abreuvoir se trouvait près du carrefour ou se rejoignent les rues Joseph Carlier, Bruyer et Dagneaux.

Coqs et pigeons

Certains ouvriers, mineurs et retraités s'intéressent particulièrement aux pigeons. Beaucoup font partie de sociétés alentour et ils jouent au concours durant la saison qui dure d'avril à septembre.

Quelques personnes tiennent des coqs de combat et participent aux combats qui ont lieu dans les environs.

11 Formes anciennes du nom de notre village

Losengeham

1157

Abbaye de Chocques terrier

losenghehem

1163

Abbaye de Chocques terrier

Losingehem

1175

Bulletin historique du comité 1896 page 305

losegham

1163

Bulletin historique du comité 1896 page 305

lozinghehem

1310

Charte d'Artois Ricouart page 657 A.D Artois

losinguehem

1331

Titres et comptes d'Artois t II folio 44 N° 1

losingheem

1333

Titres et comptes d'Artois t II folio 47 N°3

losinguehem

1333

Charte d'Artois a.533 n° 2

losinguehem

1360

Rançon du roi Jean

lozinghem

1382

Cartulaire des chartreuses de Gosnay t I folio 32

losinguehem

1429

Rançon du roi Jean

lozinguehem

1469

Archives nationales 1003 folio 13

lossinghuem

1513

Tascart fouillé folio 210

lozinguehen

1605

Album de Croy vue de Lozinghem

lozinghuem

1638

Colbert Flandres tc VII folio 26   V°

Lozinguien

1685

Archives de Béthune II 98 FOLIO 3 V°

Lesenghem

1725

Archives de Boulogne évêché g 32 folio 33

Lozinghem

1790

Questionnaire de 1790

12 La Municipalité  

Liste des maires de notre commune

                                                 

Louis Séraphin Joseph GAMBLIN

1790-1823

 

Marie-François LE JAY

1823-1833

 

Adrien LEGRAND

1833-1834

décés de Marie-François LEJAY  

Louis Alexandre Joseph GAMBLIN

1834-1848

 

Amédée DE BEUGNY D'HAGERUE

1848-1852

 

Louis DE BEUGNY D'HAGERUE

1852-1860

 

Amédée DE BEUGNY D'HAGERUE

1860-1884

 

Philogone LEFEBVRE

1884-1886

 

Georges DE BEUGNY D'HAGERUE

1886-1891

 

Omer LENOIR

1891-1900

 

Joseph DEBUIRE

1900-1904

 

Joseph CARRE

1904-1919

 

Adolphe VINCENT

1919-1925

 

Louis DELANNOY

1925-1929

 

Marcel LEGRAND

1929-1934

 

Louis DELANNOY-

1934-1935

 

François PORTEMAN

1935-1941

 

Achille HIBON

1941-1943

 

Louis TOURSEL

1943-1944

 

Jules MATHON

1944-1945

 

Elie DARNAUT

1945-1946

 

Jules BOURLARD

1946-1951

 

Achille HIBON

1951-1952

 

Simone DELPOUVE

1951-1953

 

Maurice BIENAIME

1953-1959

 

Emile DUQUESNOY

1959-1965

 

Maurice BIENAIME

1965-1967

 

Henri SAISON

1967-1968

 

Paul DELERUE

1968-1989

 

Jacques LADEN

1989- 2018

 

 Liste de conseillers municipaux en 1976

DELERUE Paul maire

    • LAINE Ovide
    • DELOBELLE Michel
    • RIGO Bruno
    • PETITPAS Georges
    • MARESCAUX Michel
    • VLERICK Marcel
    • DOYELLE Marcel
    • DELPIERRE Raymond
    • DEFURNE Abel
    • DAUTREMEPUIS Francis
    • BUCAILLE Louis
    • DUBUISSON Jacques
  • Soit 13 membres pour 1200 habitants ce qui nous donne 1 membre pour 92,93 h

Personnel communal en 1976

Secrétaire de mairie : Mlle VANSTEENE

Cantonniers : Mr. PETITPAS, M. LINBOURG ;

Fossoyeur : Mr LINBOURG

 Société de secours « La Fraternelle »

 

La Fraternelle à Lozinghem est une société de secours aux nécessiteux

Créée en 1893 elle a fêté ses 100 ans en 1993

 

On note dans le journal officiel sur le site Gallica

1909   p184 Bulletin des sociétés de secours n° 843

1925 DEMAREZ Jules Benoît Joseph vice président de la société de secours « La Fraternelle » à Lozinghem

1927   TURLOTTE Louis Jean Baptiste Joseph Trésorier de la société de secours « La Fraternelle » à Lozinghem

           LENOIR Onésime porte drapeau de la société de secours mutuels La Fraternelle à Lozinghem

1930   PARMENTIER Maurice Ulysse vice président de la société de secours « La Fraternelle » à Lozinghem

1931   TURLOTTE Louis Jean Baptiste Joseph Trésorier de la société de secours « La Fraternelle » à Lozinghem

1933   ROSE Jules Benoît Joseph secrétaire de de la société de secours « La Fraternelle » à Lozinghem

1934 SACLEUX Charles Administrateur de la société de secours mutuels La Fraternelle à Lozinghem

Photo archive de Bernard BOUCLY petit fils de Casimir BOUCLY  

Cette photo a été prise devant le château de Lozinghem dans les années 1940   , puisque Joseph CARLIER qui y figure fut tué par les Allemands   par la suite

Il est possible que ce soit une photo des membres de la société «  la Fraternelle » chargé d’apporter leur aide aux nécessiteux

Complément aux personnes figurant sur la photo   apporté par Pierre DEBUIRE

QUIDET  

DROUVIN père de Maurice DROUVIN boucher à Lozinghem et d’Hubert DROUVIN boucher à Auchel

BRUNON André oncle de Patrick BRUNON

LUCET Alphonse beau père à Mr Raymond BRODKOWSKI instituteur à Lozinghem dans les années 60

DELPOUVE Charles frère de Auguste DELPOUVE   mari de   Simone   DELPOUVE maire de Lozinghem de 1951 à 1953

FONTAINE Lucien beau frère à Henri SAISON et Adèle SAISON épouse de François MATHON père de Marie Louise MATHON

GONTIER   Jean   président des anciens combattants de Lozinghem dans les années 1980 -2000

BOUCLY   Casimir   habite rue Achille HIBON ,conseiller municipal du 27 05 1934 au 24 01 1943 , président des anciens combattants

DEPREZ Georges habite rue Achille HIBON

LEPORCQ     habite la cité du mont de Lozinghem

CARLIER Joseph garde communal résistant tué par les allemands le 2 9 1944 à Rieux

REVEILLON Paul   tué à la mine

DUMUR Gaston frère de Fortuné DUMUR fermiers à Lozinghem

X

DROUVIN S   habite la cité du mont de Lozinghem

COQUEREL G   maçon, il construisit les maisons de la rue du cimetière

PORTEMAN François   instituteur à Bruay puis Amettes , maire de Lozinghem de 1935 à 1941   + en 1959

Sa fille épousa Jacques MONTREUIL instituteur à Lozinghem dans les années 1960

La place de Lozinghem porte son nom depuis 1964

BLOQUET

NUNS M   habite la rue Achille HIBON  

EVIN Sinai   n’a qu’un bras, épicier à Lozinghem   rue Joseph Carlier en face de la fromagerie TERNOY

13 Affaires religieuses

Leur évolution

De l'Artois, nos régions furent évangélisées les premières grâce à la chaussée romaine dite "chaussée brunehaut" ; L'une des premières voie de communication de cette province. Saint Antémonde fonda l'évêché de Therouanne auquel furent rattachés tous les villages de la Morinie dont Lozinghem.

Pour les Morins c'est saint Victrice évêque de Rouen qui apporta l'évangile. En outre on se demande si saint Martin ne vint pas également évangéliser notre province.

Au VII ième siècle, c'est saint Omer qu'on considère comme ayant été le premier évêque de Thérouanne.

En 1120, Jean est évêque de Thérouanne dont dépend Lozinghem puis           Million lui succède. Après la destruction de Thérouanne en 1553 par Charles Quint qui furieux d'avoir échoué devant Metz détruisit complètement l'antique capitale des Morins qui ne se releva jamais de ses ruines. L'évêché de cette ville fut démembré pour former ceux de Boulogne , Saint Omer, et Ypres en Belgique.

En 1513 Sentences de l'Official au sujet de la dîme de Lozinghem , contre Jean Taverne et Gérard Flourent, de Lapugnoy.( AD Arras H2707 Prévoté de Gorre) Dimes de Lozinghem (présenté au Buffet le 7 janv. 1587), où les dîmes sont de 9 du 100, le prévôt de Gorre en prend 6, le prieur de La Beuvriére 2 et le curé du même lieu une : ( AD Arras H2661 Prévoté de Gorre)

    • Jean de Canlers,      procureur à Saint-Pol
    • Amand de Canlers, à cause      d'Antoinette Le Poix, sa femme
    • Pierre de Canlers, époux.      d'Isabeau Le Poix
    • Marguerite de Canlers,      fille de Pierre
    • Me Guillaume      d'Assonneville
    • Jean et Adrien de      Boyaval, frères
    • Antoine de Saveuse,      seigneur de Lozinghem
    • Antoine de HainaulEn 1690 (MSA Morinie tome 20) Histoire de l'abbaye de Chocques et aux réparations du choeur de l'église de LozinghemEn 1725 (MSA Morinie tome 19) les décimateurs de Lozinghem sont
  •  
  • Charles HANOTTE , prieur de l'abbaye de Chocques obtint du conseil d'Artois un arret du 22 juin 1690 contre les prévots de Gorres et Labeuvrière afin de les forcer à l'entretien
    • L'abbé de Ham
    • Le prévot de La Beuvriere
    • La prévoté de Gorre La population de Lozinghem est catholique. Il n'existe aucun autre culte.  au sujet de dîme, contre Augustin DELIGNY, de Lozinghem. (AD Arras H2707 Prévoté de Gorre) Liste des prêtres qui se sont succédés de 1622 à 2009
  •  
  • Procès en 1688 entre Philippe LEROY, curé .de Lozinghem, d'une part et l'abbaye de Ham et les prévôts de Gorre et de La Beuvrière, décimateurs, au sujet de la portion congrue dudit curé
  • Les registres paroissiaux remontent à 1715 avec une interruption de 12 ans de 1792 à 1804.

  Liste des prêtres qui se sont succédés de 1622 à 2009

HONORE

1622

Maître Louis WISCART

1652

Jehan WILLERETZ

1659

Philippe LEROY

1695

Jacques DIENART

1711

HANOTTE

1715-1741

GRIBOVAL

1741-1756

CREPAIN

1756-1768

PENGRENON

1768-1769

DE LESPINE

1770-1778

NEUFEGLISE

1778-1781

Eustache Ferdinand PREVOST

1781-1791

LEMAIRE

1791

WILLEREZ

-1816

DELEMOTTE

1816-1818

BOURGEOIS

1818-1840

FROMENT

1820

DUBOIS

1820-1826

PINGOT

1826-1853

BARBE

1853-1857

CARPENTIER

1857-1870

BARBE

1870-1878

PASQUIER

1879-1882

BRUNET

1882-1884

HESSE

1884-1889

MARTEL

1889-1898

DUVIVIER

1898

TOFFART

 

GUILBERT

 

GARDIN

-1950

HACHIN

1950-1960

GERARD

1960-1969

Joseph LECOCQ

1969-2009

PREVOST Eustache Ferdinand 1781 à 1791, après avoir été bénificier à la paroisse St Vaast de Béthune pendant 3 ans et demi.

En 1790, le questionnaire relatif à la commune de Lozinghem signale "l'absence de religieux, religieux mendieux, et religieuses. La fabrique ne doit verser aucune somme d'argent supérieure à 68 livres pour l'année. Il n'existait ni collégiale, ni cathédrale".

Durant la période révolutionnaire, l'abbé Joachim prêtre qui n'avait pas prêté le           serment constitutionnel, dont le nom exact est Joachim Laurent (nommé curé de Calonne, Marles le 25 décembre 1790, habitant Calonne Ricouart distant de Marles de 4 kms parcourt les campagnes, distant la messe dans les granges, portant de maison en maison les secours de la religion. il se charge , bien qu'aidé dans son apostolat secret par bon nombre de partisans , par surcroît des paroisses de Divion,Camblain, Auchel Cauchy à la tour , Allouagne , Chocques, Lapugnoy et Lozinghem abandonnés par leurs prêtres qui ont pris le chemin de l'exil et dont la majorité des habitants refusaient les offices de curés jurés..

Apres avoir fait partie du diocèse de Thérouanne, doyenné de Lillers, notre village fit partie du diocèse de Boulogne, doyenné d'Auchy au Bois. Pendant 2 ans en 1819 et en 1820 il fut annexé à Burbure.

En octobre 1856, BARBE, curé de la paroisse rétablit la confrérie du Carmel et en décembre de la même année il bénit le cimetière actuel. En janvier 1857 le père BARBE est nommé aumônier de l'hospice civil de Calais. Il est remplacé par le père CARPENTIER originaire d'Ardres qui est installé le 13 janvier. Carpentier est donc curé de Lozinghem de 1857 à 1870. le jubilé de 1858 est préché par le père Boulet vicaire à Aire sur la Lys.

En 1860 M. D'hagerue donne un second ostensoir à l'église et M. Dhagerue fils rapporte de Rome une relique de la vraie croix.

Vers 1895, un pasteur venait à Lozinghem exercer le culte réformé qui était suivi par une douzaine d'adeptes. Mais l'un deux devint fou et ses excentricités et bizarreries de caractères étant relatives à la religion, personne ne se rendit plus au temple.

Vers 1900, la paroisse de Lozinghem fit partie de l'évêché d'Arras doyenné de Norrent Fontes , notre chef lieu de canton. Aujourd'hui la dite paroisse fait toujours partie de l'évêché d'Arras mais elle se trouve dans le doyenné d'Auchel.

Duvivier ? est curé de la paroisse à partir de 1898 . Succèdent à DUVIVIER, TOFFART qui décéda en 1932, GUILBERT qui écrira un volumineux ouvrage que l'on peut voir au musée de Quinty près de Béthune et qui s'intitule "Histoire de l'antique confrérie de Charitables de ST ELOI de Béthune". L'ouvrage porte sous le titre la mention "Béthune 1933". l'abbé Guilbert écrivit aussi une biographie "Saint Vaast".

En 1934 M. Delpouve remplace m DAQUIN au comité paroissial et M. Saison est nommé Président. Des conférences d'hiver ont lieu : la première conférence de la saison 1934 1935 a lieu le dimanche 21 octobre à 6 h du soir. Une   bibliothèque paroissiale fonctionnait également durant l'hiver ; en 1934 elle débuta le dimanche 21 octobre 11 h.

Apres Guilbert, le curé de la paroisse est Gardin qui quitte Lozinghem en décembre 1950 pour Bourecq prés de Norrent Fontes. Il fut remplacé par m Hachin qui quitta Lozinghem en 1960 pour Verchin. M Gérard fut curé de Lozinghem de 1960 à 1969 . Il encouragea la construction de la salle paroissiale ou a lieu la kermesse traditionnelle. L’abbé Joseph Lecocq est curé de Lozinghem de 1969 à son décés en 2009

 

Le sonneur des cloches de Lozinghem est Richard MARTIN   puis lui succède Jean LIMBOURG qui est aussi fossoyeur

Salle familiale de Lozinghem

 

Cette salle fut construite au début des années 1960  par l’association « travail et loisirs » dont le président était l’abbé Floride GERARD et avec l'aide financière et la bonne volonté des ses paroissiens .

Un terrain fut offert gratuitement par Mme FRANCOIS à proximité du château.

Lors des fondations on retrouva des ossements en effet si on regarde l’ancien cadastre c’était l’emplacement de l’ancienne église et de l’ancien cimetière.

Une charpente métallique de style hangar agricole fut achetée puis érigée, puis un maçon

Ovide PENIN et de nombreux membres de l’association et bénévoles du village participèrent

à la construction parmi lesquels Mr BREVIERE, Joseph DEBUIRE, Emmanuel DELANGHE, Henri DELANNOY, DUMETZ, Maurice HAY, Maurice HOGUET, André LEQUEBIN, Paul MANIEZ, Georges NIZARD, Georges PETITPAS, Paul QUINTIN, Mr VINCENT . Des briques vinrent combler les espaces entre les piliers de la charpente puis le bâtiment fut couvert et les portes et fenêtres posées. Puis on aménagea l’intérieur. une scène fut construite à une extrémité et de l’autre coté une cuisine et buvette et un sas d’entrée et à l’étage une salle de projection cinéma . Sur le sol fut posé un parquet puis la salle fut aménagée en salle de cinéma et de spectacle. Un projecteur de cinéma fut installé et des sièges de cinéma récupérés. Des tables et des chaises furent installés pour l’inauguration lors de la première kermesse de dernier dimanche d’Aout 1964. Un peintre REGNIER fit un décor chaque année sur le fond de scène sur le thème de la kermesse . Parmi les thémes : Les Gaulois Astérix et Obélix, Le Far west , les fleurs, Blanche neige et les 7 nains .La kermesse eut un succès extraordinaire non seulement de nombreux habitants de lozinghem et des environs y assistèrent mais aussi un bus de Quiery la motte ancienne paroisse de l’abbé GERARD. Un orchestre bavarois en habits traditionnels anima cette fête. Cette opération réussie fut ensuite renouvelée chaque année .

Pendant les kermesses des jeunes Lozinghem s'occupaient des animations et des stands divers loterie, jeux d’adresse, tir à la carabine .

Parmi eux on peux citer : Jacques DELLARD, fils adoptif du fleuriste GRONIER, jean pierre LALOY, Roger MAISON, Pierre et Alain DEBUIRE, Jean-Paul et Marcel MANIEZ et bien d'autres. Monique et Bernadette DEBUIRE , Marie Hélène VIGETTI, Marie louise MATHON, Nicole et Martine DENISSEL, Martine MEUNYNCK, la famille WALLE.

Par la suite un souper aux moules fut organisé le 1er samedi de décembre . Henri DELANNOY fabriqua les friteuses.

La salle fut également aménagée en salle de cinéma   Un projecteur de cinéma fut installé et des sièges de cinéma récupérés. Une séance avait lieu chaque dimanche pour un prix modique et l’assistance fut nombreuse parmi les enfants qui n’avaient plus à se rendre à Marles ou à Auchel .Tout cela contribua à l’animation du village et la solidarité de tous.

En 1969 L’abbé Gérard quitta la paroisse de Lozinghem . L’association culturelle « Travail et Loisirs » présidé par Jean GONTIER continue de fonctionner jusqu ‘aux années 1980

.

L’évêché d’Arras propriétaire de la salle la cède alors à la commune pour le franc symbolique.

La salle servit ensuite en location pour les repas de mariages ou autres célébrations communales.

14   Population

 

Augmentation de la population de Lozinghem de 1720 à 1978

1720

93

1793

298

1802

289

1836

386

1846

312

1856

316

1866

374

1870

374

1876

420

1886

459

1896

571

1901

649

1906

750

1914

902

1921

982

1926

761

1936

725

1946

801

1954

1388

1962

1314

1968

1206

1975

1169

1982

1104

1990

1055

1999

1032

2007

1161

2015

1301

Structure de la Population en 1976

    1. De vieilles familles toujours restées fidèles à la terre de Lozinghem (nous en profiteront aussi pour signaler celles qui habitaient autrefois Lozinghem, mais dont il ne reste aucune survivance de nos jours.
    2. Des familles dont l'installation à Lozinghem est la conséquence de la découverte et de l'exploitation du bassin houiller. ( familles mi-anciennes)
    3. Plus récemment arrivées de nouvelles familles, issues des villes avoisinantes ( Marles les Mines par ex) d'origine flamande, polonaise, italienne …  Très vieilles familles
  •  
  • on pourra trouver les noms de ces familles tout au moins les noms les plus caractéristiques

Noms

Date de rencontre de ces noms

Existent t'ils encore

CARLIER

1703 1794 1797

Oui

CLERY

1712 1717 1730

Non

DEBUIRE

An 13 1758 1805

Oui

DELIGNY

1798

Oui

DELRUE

1799

Non

DENELLE

1796 1798 1800

Non

DENISSEL

1794

Oui

FLAMENT

1717 1736

Oui

GAMBLIN

1794 1799

Non

JOLLY

1792 1796

Non

LEGRAND

1795 1800

Non

MORDACQ

1712 1717

Non

NORMAND

1798

Non

POIRIER

1794 1797

Non

PRUVOST

1792 1796

Non

RAOULT

1712 1727

Non

TOURSEL

1795 1797

Non

VACQUERIE

1795

Non

VIGNERON

1798

Non

VINCENT

1800

Non

Noms de familles mi-anciennes

Gontier,Morieux,Delannoy, Lhou,Fruchart,Barel,Maniez,Brunon,Raveillon,Depret,Mercier,Saison,Thomas,Turlotte,

Deletrez,Cattiau,Nuns,Cappe,Hibon,Henion,Dumur,Hamlot,Danel,Ducrocq,Ponchel,Penin,

Vanstene,Léqueben,Quintin,Panier,Drouvin,Maes,Payelle,Montreulle,Delobelle,François,

Brevart,Cantraine,Mathon,Marescaux,Denis,Vanquelef,Delpouve,Bourlard,Quidet,Daubin,

Barbier,Delannoy,Martin,Fontaine,Laigle,Bayart,Lainé,Mourez,Duquesnoy,Lenoir,Suel,

Dufour,Dumoulin,Delpierre,Carré,Walle,Delaire,Blary,Parmentier, Dumetz.

Tous ces noms sont d'origine française ou flamande

Noms de familles nouvelles

Duporge,Cambien,Thomas,Foucart,Facon,Venin,Limbourg,Duquesnne,Lainé,Lagache,Dupuis,Laloy,Drouvin,Bonnel,Del……,Henon,Brodkowski,Ternoy,Fouache,Laden,Vincent,Coupigny,Duriez,Brayer,Phalempin,Chardon,Maison,Panier,Vigetti,Penin,Delepine,Stroswitcgh,Petitpas,Hauget,Remy,Loquet,Dautremepuis,Cuisset,Delerue,Muse,Lessence.

Ces familles sont d'origine française, flamande, polonaise, espagnole, italienne.

Donc hétérogénéité de la nouvelle population avec prédominance des noms d'origine française.

     Contribuables de Lozinghem en 1569

Relevés des centiémes de 1569

Ogier BAUDELET  

Pierre BERRUYER(BERRUIS)

Phelipes BREHON  

Julien CAURE

Michiel CLABAUT    

Mariette COLLETTET

Gilles DAVEROULX    

Colle DAVEROUX

Jehan DE BELLEVAL

Jehan DE BOYAVAL

Nicollas DE FEBVIN  

Phelipes DE SAILLY

Adrien DOUBLET    

Franchois DOUVE(DOUWE)

Maillin DU FLOS

Emoul DURANT

Caterine HOCHART

Jehan HOCHART

Nicollas LE COCQ

Jehan LE FEBVRE

Marie LE FEBVRE

Pierre LE FEBVRE

Phelipes LE HEUDRE

Robert LE POIX

Pierre LE ROY

Martin MARCHANT

Michiel OBOEUF(OBEUFZ)

Michiel RICHEBE

Noël SAVEREULX

Fremin SENECHAL

Jehan TAVERNE

Michiel TAVERNE

Phelipes TAVERNE

Adrien THELLIER

Quentin VARIN

Cristofle VIGNERON

Jehan WILLERETZ( sire prêtre)

 

Habitants de Lozinghem avant 1715

Relevés archives départementales Notaires de Lillers de Didier Bouquet

 

Patronyme

Dates rencontrées

 

 

BERRIER Barthélémy scieur de haute scie

X DELEDOEUIL Marie Antoinette

BERRIER Claude son frère

BERRIER Antoine son frère

BERRIER Jeanne sa sœur

X BECCU Philippe

BERRIER Robert   X DUPOND Jeanne

BERRIER Mathieu X LEROY Barbe

1707 1709

BERRIER Jacques

X PANNIER Marie Jacqueline

PANNIER Augustin son frère

BERRIER Marie Jeanne sa fille

1711

CARDON Pierre censier

X PICAVET Adrienne

1711

CLERY Laurent maître d'école

X GUISE Louise

1694 1701

DANAGEUX Antoinette

1689

DAVROULT Jean

1707

DE FEBVIN Ezechias maçon

1652

DE GUISELAIN Jacqueline

X DE BOYAVAL Maximilien   escuyer du sieur DE MONTSOREL

1621

DELE FORGE Jeanne

JOLLY Jean son frère

1706

DE NELLE Robert Dominique écuyer seigneur des mottes Lozinghem et autre lieux

X DE GUISELAIN Marie Jacqueline

DE NELLE Joseph Maximilien Victor son fils écuyer seigneur de Rossignol, capitaine au régiment d'infanterie de Monseigneur de Bouflers

DE NELLE Robert Jacques Dominique, son fils écuyer capitaine dans les gardes du roi d'Espagne

DE NELLE GEORGES François son fils écuyer

1695 1707

DENISSEL Antoine laboureur

X HOCHART Jeanne

1711

DE SAINT JEAN Bernard   sergent

1709

DOLLET Jean laboureur

X LEFEBVRE Bonne

X LEGRAND Jacqueline

DOLLE Antoine son frère

X DELAUTRE Marie Françoise

DOLLE Philippe son fils

X DUP…. .Marie Jeanne

1689 1709

FEVVIN Jean X GAILLOT Marie

FEBVIN Maximilien son fils

X HANNOTTE Marie Jeanne

FEBVIN Louis son fils

1704 1714

FLAMENT Charles tisserand de toile

X HOCHART Anne

FLAMENT Riquier son fils

FLAMENT Philippe son fils

REMOLEUR Antoine frère utérin

HOCHART Jean beau frère

1701 1709

HANNOTTE Jacques

X DUPREYTEZ

HANNOTTE Marie Jeanne

HANOTTE Martin curé de Lozinghem son fils

1714

JOLY Laurent   tisserand de toile

JOLY Jean laboureur   son frère

PRUVOST Marie sa mère

X PENEL Marie

1693 1700

   

LEFEBVRE Marie

ROUSSEAU Marie Jeanne sa mère

1697

LEFEBVRE Marie Jeanne

                       Jeanne Françoise sa fille

                       François son fils

                       Marie Anne sa fille

1705

LEGRAND Jacqueline

1689

LEROY Philippe curé de Lozinghem

Avant 1695

MERCHIER Guislain

X CARDON Marie Josephe

MERCIER Nicolas François son fils

1689 1709

MERCIER Philippe

1689 1706

PANNIER Augustin

PANNIER Nicolas son frère

PANNIER Antoine son frère

X DELEDOEUIL Marie Antoinette

PANNIER Marie Jacqueline  

1711

PREUVOST Philippe

PRUVOST Philippe son fils

PRUVOST Bernard son fils

PRUVOST Marie Anne sa sœur

1709 1710

   

REANT Antoine   manouvrier

X WIGNACOURT Jeanne fille naturelle de

HOCHART Antoinette    

1701

SAILLY Jeanne

1689

THELLIER Philippe

                     Jean   son frére        

                     Nicolle sa sœur

BLAVINGHEM Marguerite sa mère

X POIRIEZ   Jehenne

BELLOY Marie sa mère

POIRIER Jean son oncle

1652

THELLIER Pierre François   fils de feus Philippe et POIRIEZ Jeanne

                     Philippe son frère bourgeois maitre de l'hostellerie ou pend pour enseigne "le chine" à Lillers

                     Jacques son frère fermier à la ferme de Papenhoux à Nédonchel

                     Louis son frère

                       Antoine son frère

                       Jeanne sa sœur

X DUBOULT Gérard   manouvrier veuf de

LEFEBVRE Jacqueline   et ses enafants

DUBOULT Philippe

DUBOULT Jeanne

DUBOULT Angélique

1704 1710

TOLLIER Pierre laboureur

X VINCENT Clémence

1693

VINCENT Michel procureur d'office

VINCENT Maximilien   son fils

X DOUET Marie Marguerite

VINCENT Jean François son fils

X PANNIER Marie Jacqueline

1711

WIGNERON Antoine laboureur

                         Jacob son père

X LELEU Jeanne

X CAZIER Jeanne

WIGNERON Alexandre son fils

1667 1704

WISCART Louis pretre pasteur

1652

 

 

15 Eau et Energie

Le questionnaire de 1790 signale qu'à Lozinghem, il n'y a "pas de ponts, ni de rivières, ni de canaux". Depuis 1790 rien n'est changé. Il tombe annuellement entre 700 et 900mm d'eau. Comme l'eau fait beaucoup et souvent défaut à Lozinghem, m Omer LENOIR vers 1895 fit établir un abreuvoir et une réserve d'eau. Les eaux issues des pluies violentes ou prolongées alimentaient le réservoir situé près du presbytère ( réservoir qui a été bouché il y a déjà quelques années) ainsi que l'abreuvoir qui se trouvait en retrait près du carrefour formé par les rues Bruyer , Carlier et Dagneaux. Signalons que l'eau du réservoir comme celle de l'abreuvoir n'était pas potable et que par la suite certains se débarrassaient aisément des détritus animaux ou végétaux en les jetant dans l'eau. Ce qui entraînait une contamination rapide des eaux et le dégagement de mauvaises odeurs ainsi que le pullulement de microbes pathogènes. On décida alors de la suppression du réservoir et plus tard de l'abreuvoir.

Quant à l'eau potable, quelques sources peu abondantes existaient bien, mais elles étaient situées assez loin du village et les puits (car l'eau se trouve à une grande profondeur dans le haut pays et près du haut pays) manquaient souvent d'eau. Aussi pendant les années sèches les cultivateurs étaient t'ils obligés de s'approvisionner à la Clarence. A noter cependant près de la rue de la fontaine la présence d’une pompe qui fonctionna jusqu'à l’installation de l’eau courante . Dans les puits des fermes à ce niveau on trouvait l’eau à 9 mètres de profondeur.

En 1956 le syndicat intercommunal Allouagne Lozinghem d'adduction d'eau fit installer l'eau courante à Allouagne et Lozinghem. Le château d’eau enterré dans la colline se situe sur la droite dans la montée du mont de Lozinghem. Les pompes se situent elles entre Lozinghem et Allouagne .

Les années 70   voient l’installation du tout à l’égout pour l’évacuation des eaux usées et la rénovation des routes  

Avant les années 1960 Lozinghem était alimenté par un réseau électrique en 110 volts grâce à d’énormes pylônes en fer que l’on peut voir sur les cartes anciennes et qui dénaturait   les rues. Le village passe aux 220 volts et les pylônes sont sciés à la base et remplacés par des pylônes en ciment plus discrets. Des transformateurs 220v /110v sont fournis gratuitement aux habitants pour leurs appareils électroménagers en 110 v

16 Relations avec l'extérieur

Les autobus artésiens en 1976

Lozinghem est desservi par la société de transport "les autobus artésiens" dont le siège principal se trouve 2 place de la gare à Béthune. Cette société très importante qui emploie un personnel nombreux et qualifié n'utilise que des cars RENAULT

On note 3 arrêts d'autobus

1 : un arrêt à l'abreuvoir

2: un arrêt à la mairie de Lozinghem

3: un arrêt à la cité ouvrière du mont de Lozinghem

Lozinghem se trouve sur la ligne 4 Béthune Auchel par Allouagne

On compte 8 passages à Lozinghem tous les jours sens Béthune Auchel

                   9 passages à Lozinghem le mardi   sens Auchel Béthune

                 8 passages à Lozinghem dimanches et fêtes sens Auchel Béthune

                 8 passages à Lozinghem les autres jours   sens Auchel Béthune

ceci nous donne pour une semaine normale, c'est à dire sans jour de fêtes

54 passages à Lozinghem sens Béthune Auchel

54 passages à Lozinghem sens Auchel Béthune

soit au total 129 passages dans notre commune

Des autobus artésiens assurent également le ramassage scolaire vers les lycées de Béthune

avec une départ le matin vers 7h 15 et un retour le soir vers 17h 15

En 2017 les autobus artésiens via le réseau Tadeo assurent toujours le service avec 14 départs vers Béthune sur la ligne 20 Auchel Béthune . la ligne 2722 vers les lycées de Bruay , la ligne 30 vers Cauchy la tour via Auchel .

 SNCF

les habitants de Lozinghem peuvent prendre le train ou l'autorail à la halte de vis à Marles située à 2 kms environ de Lozinghem sur la ligne 244 qui va de Albert ( somme) à Lille en passant par Frévent , Saint Pol , Vis à Marles , Béthune , Violaines , Don Sainghin,Haubourdin

Via Francigéna   :   Lozinghem se trouve sur le chemin de grande randonnée GR145 qui menait de Calais à Rome pour les pèlerinages appelé via Francigéna . On trouve le panneau indicateur à l’angle de la rue Joseph Carlier et la ruelle Bayard

 

17 Monuments

Le château

Du registre des centièmes de 1589 concernant la commune de Lozinghem on tire que Monsieur DENELLES était le seigneur de notre commune et que son manoir (car il n'avait pas le droit de construire un château avec donjon et tourelles) et ses terres occupaient une superficie totale de 134 mesures et 3 quartiers soit encore 53,9 hectares.

Vers 1850 le "château" n'avait encore rien de bien luxueux. C'était une simple construction à étage à laquelle s'ajoutaient des bâtiments ruraux pour l'exploitation des terres du seigneur.

Monsieur Amédée de BEUGNY D'HAGERUE lui a fait subir une transformation complète. Il y a ajouté 2 ailes au levant avec 2 tourelles et clochetons. L'intérieur fut richement sculpté. De magnifiques boiseries, des parquets en mosaïques ornaient les principales pièces. Les abords du château sont entourés de parterres fleuris. Une grande véranda ou jardin d’hiver complète cet ensemble Un parc de 9 hectares, bien dessiné, bien planté avec nappe d'eau était le complément de cette agréable demeure.

Une grande partie des plantations du parc a disparu de nos jours. Le tout a té mis en usage de pâtures. Le remaniement et l'agrandissement du château eurent lieu en 1875

Autrefois contre le mur du parc se dressaient 2 plaques de marbre blanc séparées par une colonne et formant un monument.

A gauche sous un écu écartelé aux armes DE NELLES "De gueules semé de trèfles d'or à deux bars adossés de même " MALET DE COUPIGNY et LE JAY de MASSUÈRE “D'azur au chevron d'or, accompagné de trois oiseaux d'argent” on relève les noms suivants/

    

DE NELLE                                 LE JAY

D.O.M

Içi reposent les corps

De Madame Amélie DE COUPIGNY décédée le 28 8eme 1776 âgée de 48 ans,

Épouse de Monsieur Georges DE NELLE écuyer décédé le 14 7bre 1800 âgé de 75 ans.

De Monsieur Eugène DE NELLE chevalier de Saint Louis,

décédé le 3 7bre 1796 âgé de 69 ans

De Monsieur Théodore DE NELLE, religieux de l'abbaye Saint Vaast à Arras

décédé le 25 avril 1798 âgé de 61 ans

De Monsieur François DE NELLE, Chevalier de Saint Louis,

décédé le 10 août 1801 âgé de 73 ans

De Mademoiselle Charlotte DE NELLE, religieuse hospitalière de Notre Dame de Tournay,    décédée le 9 avril 1819 âgée de 76 ans

De Monsieur François Guislain LE JAY, écuyer, décédé le 16 8bre 1852 âgé de 65 ans

De Madame Louise DE NELLE, décédée le 12 février 1852, âgée de 80 ans,

épouse de Monsieur François Guislain LE JAY

Priez Dieu pour le repos de leurs âmes

A droite, sous un écu écartelé aux armes de LE JAY, et DE NELLE, avec DE BEUGNY D HAGERUE "d'argent à l'aigle à deux têtes ployées de sable au pairie d'or brochant sur le tout ".  

.  

DE BEUGNY D’HAGERUE

nous relevons d'autres noms que voici

Mademoiselle Louise Françoise Albertine LE JAY

Madame Aglaé Guislaine LE JAY épouse de Monsieur DE BEUGNY D HAGERUE

Messire Georges Eugène François DE NELLE, chevalier sous lieutenant au régiment d'Auxerrois.

Vue globale du château et du parc . On reconnaît la ferme sur la gauche et la pièce d’eau qui se situait sur la place Porteman actuelle

Pour une raison inconnue vers 1892 la famille DE BEUGNY D’HAGERUE   quitte le château de Lozinghem pour aller habiter Lille 134 rue Royale .

En 1895 le château de Lozinghem est vendu sans le mobilier qui a été enlevé.

En 1901 le château de Lozinghem était habité par un chatelain fermier exploitant Hyppolyte DACQUIN né à Hersin-Coupigny en 1864 marié le 10 aout 1889 à Bruay à Blanche DELEAU née à Bruay en 1870. De leur union naquirent un garçon Emile DACQUIN né en 1892 à Bruay qui habita Calais, se maria et eut aussi des enfants, et deux filles jumelles nèes à Lozinghem en 1898 Simone et Marcelle : l'une Marcelle épousa Mr MAURE qui dirigeait une usine à Orléans « MAURE THERMOR », ils eurent des enfants . et l'autre se maria à Mr Gustave SPRITT anciennement ingénieur des mines à Lens. Ils eurent également des enfants. Cette derniere famille passait ses vacances à Lozinghem dans la ferme près du château . Depuis cette famille est décédée . la ferme a été vendue à un entrepreneur de Lapugnoy ; Mr PETITPAS il y a quelques semaines .on sait aussi que Mr DAQUIN était très riche aussi bien en espéces qu'en nature. Mr DAQUIN est décédé le 15 avril 1934 au château de Lozinghem. Il repose avec sa femme dans le cimetière de Bruay en Artois.

Durant la guerre 1914-1918 Le château de Lozinghem est transformé en Hopital pour soigner les nombreux blessés qui débarquent du front . Il est également bombardé

Le château de Lozinghem qui était magnifique autrefois fut vendu en 2 parties en raison de son prix élevé. Un lot fut cédé à Mr BREVIERE en 1949 .

 

Cadastre de 1953 Le Château

Depuis cette partie est en complet abandon du fait qu'il n'a pas été entretenu. Vendue ensuite à un entrepreneur qui revends les divers matériaux.

L'autre partie a été cédèe à Mr FRANCOIS en 1976 cette partie dont la toiture avait été refaite est restée presque aussi belle que quand elle était rattachée à l'autre partie.

 

photo jp maniez 2016 :vestige du château partie droite mieux conservé car la toiture avait été refaite

2016 photo jp maniez vestige du château complètement à l’abandon partie gauche

Un souterrain reliait les caves du château au cimetière . Il fut utilisé par les résistants pendant la seconde guerre mondiale. Devenu dangereux et à cause de la présence d’armes et de munitions abandonnées l’entrée fut murée .

La ferme du Château

 

 Photo jp MANIEZ

La ferme du château autrefois occupée par la famille DELOBEL a été magnifiquement restaurée et transformée en appartements . Elle donne une idée de sa splendeur d’antant.

Dans les écuries les mangeoires étaient en marbre

L'église

L'ancienne église de Lozinghem était une chétive construction sans caractère architectural, à datant du XIIIème siècle

Plusieurs fois restaurée avant et après la révolution française, ce n'était plus pour ainsi dire qu'une ruine lorsqu' Amédée De Beugny d'   Hagerue prit la résolution de doter le village d'une nouvelle église que monseigneur Laquette évêque d'Arras, Boulogne et St Omer a consacré le 20 juillet 1871 en présence d'un nombreux clergé, ou l'on voyait Mgr Scott camérier de sa sainteté ( officier de la chambre du pape ) et Mr l'abbé Taffing, curé doyen de Norrent Fontes .

 

Plan cadastral situation de l'ancienne église entourée du cimetière

.

Une foule considérable de fidèles, accourus des villages voisins assistait à cette auguste cérémonie avec les heureux habitants de Lozinghem.

Nous allons essayer de donner une idée de cette charmante église.

 

La première pierre de l'église de Lozinghem, sous le vocable de St Riquier abbé a été placée le 8 juin 1866 par Mgr Taffing, curé doyen de Norrent Fontes. Le procès verbal en langue latine, signé de tous les assistants et soudé dans une boite en plomb est placé dans une pierre derrière le maître autel.

L'église se compose d'une seule nef éclairée par 13 fenêtres géminées et deux roses. Elle est précédée d'une tour, sous laquelle s'ouvre un porche surmonté d'une tribune destinée aux orgues.

La forme de croix est indiquée par deux chapelles de la vierge et de St Riquier. Ces chapelles sont couronnées à l'intérieur d'élégantes pyramides de pierre.

L'entrée du chœur se resserrant par une grande arcade ogivale nommée arc triomphal prend la forme octogonale.

C'est incontestablement la plus belle partie de l'édifice a droite se trouve la sacristie, a gauche la chapelle particulière de la noble et ancienne famille De BEUGNY D HAGERUE Cette chapelle s'ouvre sur le chœur par deux arcades.

La style ogival de la première moitié du XIII ème siècle a été choisi pour la construction de cet édifice, élevé entièrement en pierres de taille. Il a 36,70 mètres de longueur hors d'œuvre et 9m de largeur et 11 mètres d'élévation sous voûte.

Le clocher, dont la hauteur est de 36 mètres a quatre étages. La porte s'abrite sous la profondeur des voussures soutenues par des colonnettes. Le tympan est découpé à jour et décoré de vitraux peints. Dans le second étage s'ouvre la grande rose enrichie de vitraux, puis viennent les vastes baies lancéolées destinées à recevoir les abassons des cloches. Enfin la partie supérieure du clocher se termine par une flèche d'une grande hardiesse découpée jour et cantonnée de 4 clochetons. Toute cette flèche est construite en pierre de Creil.

La partie inférieure de ce monument se fait remarquer par d'heureuses proportions, pleines de délicatesse et d'harmonie. Les voûtes sont légères et hardies, celles du chœur découpées par de nombreuses nervures prennent la forme d'une étoile et au milieu dans un ovale, une peinture sur fond or représente la trinité sous la forme d'une tête à trois figures.

Le pourtour du chœur est décoré d'arcades tribales. Il est séparé de la nef par un beau balustre de pierres. Les trois fenêtres de l'abside (extrémité de l'église derrière le chœur ) sont décorées de vitraux peints, œuvre remarquable de Mr Lusson de Paris restaurateur des verrières de la sainte chapelle située à Paris. La verrière centrale placée derrière l'autel est une vaste composition qui représente le christ couronnant la vierge dans les cieux au milieu du concert des anges. La fenêtre de droite se forme deux grandes figures Saint Paul et saint Charles Borromèe. A gauche deux patrons, Saint Louis roi de France et Saint Georges.

Dans le tympan de ces trois fenêtres, les attributs de la trinité la croix triomphante représentant le fils, la main bénissant sous un limbe crucifère, attribut du père au XIII è siècle, le saint esprit sous la forme d'une colombe.

Ces vitraux sont décorés des écussons de leurs donateurs les deux autres fenêtres du chœur n'ont reçu que de belles grisailles. Les tympans des fenêtres de la nef ont été réservés pour les litanies de la vierge. A droite le trône de la sagesse, le vase d'élection, la rose mystérieuse, la tour d'ivoire, a gauche la maison d'or, l'arche d'alliance, la porte du ciel, l'étoile du matin.

Le maître autel est une donation de madame la baronne d'HAUBERSART. il s'élève sur trois marches de marbre noir et a été exécuté par m Peussiehgue, bronzier et orfèvre à Paris

Le tombeau en marbre blanc et guilloché rouge ……est orné de chapiteaux, roseaux, et croix de bronze doré. Mais la partie la plus remarquable est le retable de bronze couvert de dorures et d'émaux. Au centre le tabernacle représente dans une ellipse l'agneau de dieu couché sur le livre au sept sceaux entouré de quatre animaux évangéliques. Cette composition s'abrite sous une arcade élégante soutenue par des colonnettes. Au-dessus un riche baldaquin de bronze doré est destiné aux expositions du saint sacrement.

Des deux cotés du tabernacle, des bas reliefs de la plus belle exécution se détachent sur un fond d'émail bleu : l'adoration des rois mages du coté de l'épître. La cène du coté de l'évangile. ce retable est couronné de 6 chandeliers et de 2 belles chasses dorées dans le style XIII ième siècle

Plaques guerres 1917-1918 et 1939-1945

 

Vue de l'intérieur de l'église

Les pavés du chœur et de la chapelle de Mr D'HAGERUE sont en terre cuite incrustés de diverses couleurs sortant des ateliers de Mr Boulanger ,près de Beauvais. Les statues polychromes de la vierge et de St Riquier proviennent de l'institut de l'art chrétien de Munich.

Un grand nombre d'artistes et d'entrepreneurs ont contribué à l'érection de ce beau sanctuaire. Mr Grigny architecte à Arras, auquel nous devons les grandes lignes, mais il est mort au moment ou les fondations se terminaient. Son plan a été ensuite profondément remanié. mr Verpraet de Lillers en a dirigé la maçonnerie, Mr Martin d'Ourton en a fait le ravalement avec précision et netteté Mr Chovet de Paris a exécuté la chaire et le confessionnal Mr Fauban d'Arras a été chargé de toute la sculpture de l'église il l'a faite souvent avec bonheur. Pas un chapiteau, pas un pendentif ne se ressemblent et il règne cependant entre eux une parfaite harmonie de lignes qui contribue à la beauté de l'ensemble.

Toute la construction est gracieuse, son ornementation aussi riche qu'intelligente. Le chiffre de la dépense qu'elle a nécessité est énorme mais bien peu de villages de la campagne possèdent une église aussi belle de style et d'ornements et ceci grâce à la munificence de son bienfaiteur.

Sur la droite de l’église en entrant figurent 2 plaques en marbre, l’une pour les soldats de Lozinghem tués lors de la guerre 1914-1918 ( 29 noms) Marbrier : Dechamps (Lillers)

. A la mémoire glorieuse des soldats de Lozinghem morts pour la France 1914-1919 Prions pour eux

ASQUIN Jean-Baptiste ASQUIN Paul BOUCLY Louis René BRUNEL François DEBUIRE Paul DECOOPMAN Pierre DELANGHE Marcel DELANGHE Paul DELVALEZ Auguste DEPRETZ Henri

DURAND Auguste DURIEUX Alphonse GAMBLIN François GAMBLIN Louis GILBERT Pierre GUILBERT Auguste HIBON Hubert LENOIR Albert LENOIR Georges LIBESSART Joseph

MORIEUX Arthur OPIGEZ Aristide PANNIER Marcel PIRET Sostème SACLEUX Jean-Baptiste SACLEUX Joseph TRIPRÉ Louis VINCENT Ferdinand VINCENT Louis

L’autre pour les morts de la guerre 1939-1945

BRUYEZ Jean ;CARLIER Joseph ;DUMUR Alfred :DAGNEAUX Louis :DURAND Jean FELIX Joseph :LAFORGE André :LEPORCQ Hippolyte :LAQUAY Jeanne :SALOME Alfred

 

  

Fiers à juste titre de leur église, mais attristés de voir sur les voûtes et les murs " des ans l'irréparable outrage" les habitants de Lozinghem ont décidé en 1982 de la rajeunir. Avec grande patience ils ont fait le ravalement complet de toute l'église, lui redonnant sa première blancheur.

Tout ce bel édifice en pierres se détachait dans un encadrement de verdure de tilleuls et de marronniers. Mais depuis la hache des bûcherons a mis à terre une grande partie de ce superbe décor.

A noter un Repère Cylindrique du Nivellement Général IGN se situe sur le soubassement du contrefort Nord-Est du mur de façade Nord-Ouest de la nef de l'église , face Est altitude 61 m

 

Le bénitier

 

A gauche sous le martheix de l'église actuelle se trouve le bénitier massif en grès provenant de l'ancienne église. Ce bénitier classé fait l'admiration des connaisseurs et porte en relief la date 1726.

L'Ostensoir

C'est une œuvre d'art en bronze doré à rayons, garni de grosses pierres précieuses et quatre médaillons à fond rouge et bleu représentant les 4 évangélistes. Le montre est orné d'une double couronne de brillants. Cet ostensoir a en outre le privilège rare d'avoir été exécuté comme modèle nouveau et unique à l'exposition des arts décoratifs de 1855 et Amédée De BEUGNY D'HAGERUE en fit l'acquisition pour l'église de Lozinghem à l'occasion du mariage de son fils avec Mlle Marie D'HAUBERSART le 25 août 1855. La hauteur de ce superbe bijou d'orfèvrerie est de 0,63m et son poids est de 3,650 kgs

Les reliques

    1. de Saint Riquier
    2.  du voile de la vierge

                 3. de la vraie croix que M D’HAGERUE fils ramena de Rome.

La cloche de l'église

La cloche provenant de la vieille église porte dans sa partie supérieure, l'inscription qui suit en majuscules romaines

L'an 1786 j'ay été nomme Louise par Messire

Eugène Joseph DE NELLE chevalier de l'ordre

Royal et militaire de St Louis et noble

Demoiselle Marie Louise Camille DE NELLE sa

Nièce fille de Messire Georges Albert

Actuellement seigneur de cette paroisse

Mr Eustache Ferdinand PRUVOST curé

Dans le bas, le Christ entre la Vierge et un saint évêque et au-dessous de la croix le nom du fondeur : REGNAUD  ( fonderie de cloches à Levécourt Haute-Marne )

La Chapelle castrale

 

 En janvier 1857, une concession de la chapelle castrale dite aussi "bribuane" située à gauche du chœur de l'église est faite à M. D' HAGERUE et ses descendants directs .

C’est la petite construction aux murs crénelés et comportant 4 fenêtres ogivales par paires

Dans cette même chapelle, on remarque deux inscriptions anciennes et une grande plaque commémorative

 1 :Sous un écu gravé de style Louis XV, timbre d'une couronne de marquis et portant les armes de la famille DE NELLE on relèvera le nom de  

 

Messire Marie Dominique Martin Benoît DE NELLE d' ANTHIN

officier dans le régiment de Conty infanterie

décédé à Lozinghem le 12 de 7bre 1762

RESQUIETCAT IN PACE AMEN

(Tête de mort)

Il était le 26 mars 1741 à Lozinghem et décédé à l’age de 21 ans

     

2 : plaque en marbre blanc losange de 35 cm de coté encadré de marbre gris de 5 cm.

Sous un double écusson ovale timbré d'une couronne de comte, le premier "d'azur aux chevrons d'or accompagné de 3 croissants d'argents, deux en chef et un en pointe"

blason D’ANTHIN                      blason DE GARGAN 

. le second "d'argent à deux bandes d'azur", blason DE GARGAN nous trouvons les noms de :

 CY GIST

Noble Dame Marie Magdeleine DE GARGAN douairière de Messire Louis François D'ANTHIN ,escuyer ,

seigneur d'Anthin, Baillon et autres lieux décédée le 25 7bre 1764 âgée de quatre vingt quatre ans

RIP AMEN .

3 :la troisième plaque commémorative rappelle plusieurs membres des familles   DE NELLE LE JAY D' HAGERUE

Nicaisse Ladam

Monsieur D'hagerue possédait un curieux portrait de Nicaise Ladam, peint à l'aquarelle et portant une inscription. Nicaise Ladam porte sa dalmatique ( tunique blanche que portaient les empereurs romains), les armes d'Espagne. dans le haut à gauche sont représentées ses armes propres "d'azur à trois gerbes d'or posées 2 et 1, à l'écu d'azur en abîme chargé d'une grenade de sinoples écarté de gueules"

"Portrait de Nicaise Ladam , dit Grenade roy d'armes de l'emp ,ches xe enterré à st Jean en ronwalle à Arras , l'an 1547 quastrime ayeul en ligne collatérale de Lionel le françois ecuyer seigneur de Rigauville "

Ecu timbré d'un heaume de profil à droite et écimé d'un oiseau becquetant une grenade avec sur une banderole la devise "PLUCQUE BIEN "

Un retable donné en 1547 par Nicaise Ladam à l'église St Jean d'Arras portant les armoiries ci dessous avec les vers suivants

Nicaise Ladam voir disant:

Grenade au titre de roy d'armes

A l'empereur Charles puissant

Du nom cincquiesme peux aux armes

De St Jacques maieur issant

Fut Ian mil cincq cent trente quattre

Et trespassa apres pourissant

Enterre dure et blocquastre

 La mairie en 2017 

 

Située près de l’église , cette belle construction en pierres blanches sur un soubassement en grés fut construite en 1854 par l’évèque d’Arras .

Elle lui sert de résidence d’été . De 1876 à 1896 c’est une école privée de jeunes filles .

Elle devient ensuite l’école de garçons . les classes se trouvent de part et d’autre de la résidence principale qui sert de logement au directeur de l’école .

la cour devant la résidence est entourée de murs en briques et de marronniers aujourdhui disparus comme on peut le voir sur la carte postale de l’école des garçons   vers 1918 .

En 1993 cette construction devient la mairie de Lozinghem

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le Presbytère

Situé rue Joseph Carlier à environ 150 mètres de l’église . le presbytère fut construit vers 1859 par l’évèque d’Arras , nous n’avons pas de date précise. C’est une vaste construction en briques avec un étage dont l’arrière donne sur un jardin .Une seule fenêtre au rez de chaussée coté nord sur la rue Joseph Carlier  par contre le premier étage comporte 4 fenêtres à croisée avec tympan plein sculpté en pierre blanche entourant une statue de la vierge Marie à l’enfant bénie solennellement le 15 août 1856. La tradition orale dit que c’était aussi la résidence du personnel féminin de l’évêque d’Arras .

Manoir relais de chasse du XVI ème siècle

   

      Au bas de la rue Louis Dagneaux sur la droite se trouve  un manoir du XVIème siècle très bien restauré et mis en valeur . Lorsque je fréquentais l’école on racontait qu’un souterrain le reliait au château

 

.   

Monument aux morts

    Sur le monument on peut lire les inscriptions suivantes Le ministre de la guerre cite à l'ordre de la nation la commune de Lozinghem le 28 septembre 1920 au journal officiel

Les plaques ovales avec les photos des soldats   se sont dégradées et ont été retirées lors de la rénovation du monument aux morts.

Une rénovation plus récente a vu l’inscription des noms sur des plaques de marbre.  

Sur les quatre faces, sont gravés les noms de 36 soldats de Lozinghem tués durant la guerre 1914 1918 et qui sont :

"A supporté courageusement les bombardements par canons et par avions sans avoir vu ébranler la foi de sa vaillante population dans le triomphe final de la France"

"La commune de Lozinghem reconnaissante à ses enfants morts pour la France 1914 1918"

Elevé, à la demande de la population, après l'Armistice du 11 novembre 1918,

à la mémoire des soldats de Lozinghem tombés durant les années 1914,1915,1916,1917,1918 au champ d'honneur,

il se situe devant l'église. Son érection nécessita de la part EDF le déplacement d'un pylône qui supportait une ligne à haute tension, notre commune ayant été électrifiée et munie d'un poste de transformation en 1916.

Une souscription fut faite dans le village en vue de payer ce monument. Elle rapporta 4275 frs.

le conseil municipal décida qu'un monument de type no 1 convenait parfaitement à notre commune,

ce monument coûtant 6775 frs la commune apportat 2500 frs et en confia l'exécution

à Mr Georges CRASQUIN, entrepreneur à Bruay.

Sur le monument on peut lire les inscriptions suivantes

"La commune de Lozinghem reconnaissante à ses enfants morts pour la France 1914 1918"

Le ministre de la guerre cite à l'ordre de la nation la commune de Lozinghem le 28 septembre 1920 au journal officiel

"A supporté courageusement les bombardements par canons et par avions sans avoir vu ébranler la foi de sa vaillante population dans le triomphe final de la France"

Les plaques ovales avec les photos des soldats   se sont dégradées et ont été retirées lors de la rénovation du monument aux morts. Une rénovation plus récente a vu l’inscription des noms sur des plaques de marbre.

Sur les quatre faces, sont gravés les noms de 36 soldats de Lozinghem tués durant la guerre 1914 1918 et qui sont :

   

ASQUIN Jean Baptiste

LHOMME Fernand

ASQUIN Paul

LIBESSART Joseph

BOUCLY Louis

MORIEUX Arthur

BRUNEL François

OPIGEZ Aristide

DEBUIRE Paul

PANIER Marcel

DECOOPMAN Pierre

PARMENTIER Georges

DELHANGE Marcel

PIRET Sostème

DELHANGE Paul

RAYMOND Charles

DELVALEZ Auguste

SACLEUX Emile

DURANT Auguste

SACLEUX Jean Baptiste

GAMBLIN François

SACLEUX Joseph

GAMBLIN Louis

TIPRET Louis

GILBERT Emile

VINCENT Ferdinand

GILBERT Léon

VINCENT Louis

HIBON Hubert

DELAIRE Victor

LENOIR Albert

ROUILLET Arthur

LENOIR Georges

ROUILLET Richard

LESCHAEVE Constantin

MORIEUX Eugène

12 autres soldats nés à Lozinghem ne figurent pas sur le monument aux morts de Lozinghem

ce qui porte le total à 46 victimes .

Les noms des 10 victimes civiles et militaires tuées durant la seconde guerre mondiale 1939-1945 ont été ajoutés sur la face qui regarde l'église. voici les noms

BRUYEZ Jean

FELIX Joseph

CARLIER Joseph

LAFORGE André

DUMUR Abel

LEPORCQ Hyppolyte

DAGNEAUX Louis

LAQUAY Jeanne

DURAND Jean

SALOME Alfred

17 soldats nés à Lozinghem furent fait prisonniers et emmenés en captivité en Allemagne la plupart pendant 5 ans dont voici les noms

 

BEAUX Olivier, né à Lozinghem le 09 11 1909, 2 cl, 73 Ri ,Stalag II A

BLARY Léonce, né à Lozinghem le 26 07 1908, 2 cl, 512 P.ai ,Stalag XVII B

BOULET Raoul, né à Lozinghem le 21 08 1910, 2 cl, Dep . Gav ,6.201

BOURDON Arthur, né à Lozinghem le 14 05 1909, 2 cl, 22 Ri ,Stalag II A

BOYER Etienne, né à Lozinghem le 30 09 1902, Cap, 66 D.A.T ,Stalag II D

BRUNON Victor, né à Lozinghem le 07 01 1915, Serg, 12 R.R ,Stalag VII A

CARLIER Constant, né à Lozinghem le 25 05 1910, Brig chef, 6 G.A.A ,160

COINTE François, né à Lozinghem le 19 09 1916, 2 cl, 1 T ,Stalag IX A

DENIS André, né à Lozinghem le 18 11 1910, 2 cl, G.A.R ,111.183

DUPORTAIL Charles, né à Lozinghem le 22 10 1918, 2 cl, 80 Ri ,124

DUPUIS Raymond, né à Lozinghem le 10 03 1904, 1er cl, 151' R.A.F. Stalag VII

FLAMENT Raymond, né à Lozinghem le 01 05 1915, 2 cl, 1er RA ,Stalag III A

LEFEBVRE Armand, né à Lozinghem le 16 05 1915, Mdl , 1ere C.R , 203

LHUISSIER Eugène, né à Lozinghem le 20 12 1919, Cap, 3e R.C.A.E ,Stalag XI B

SELINGUE Georges, né à Lozinghem le 14 10 1918, 2 cl, 43Ri ,131

VANHOVE Raymond, né à Lozinghem le 13 01 1912, 2 cl, 146 RIF ,Stalag XI B

VANSTEENE Ernest, né à Lozinghem le 08 06 1918, 2 cl, 8 R.G.C.A ,Stalag II A

 

Chapelles

 

En parcourant le village nous rencontrons les quelques chapelles suivantes

  • Chapelle de Monsieur Boucly sise rue Achille Hibon et dédiée à Notre Dame des Affligés      disparue
  •  Chapelle de Monsieur François sise face au presbytère et dédiée à Notre Dame des Victoires 
  •  
  • Chapelle de monsieur Mathon sise rue Joseph Carlier face à la rue Evin et dédiée à l'Immaculée Conception
  • Chapelle de Monsieur Walle sise rue Joseph Carlier dédiée au Sacré Cœur
  • Chapelle de Mlle Cheval sise également rue Joseph Carlier et dédiée à Notre Dame de Lourdes

Statues

On note aussi quelques statues dans des niches 

  • Statue de la Vierge sur la façade du presbytère bénie solennellement le 15 août 1856
  • Statue de la Vierge sur le pignon de la maison de Monsieur Célestin Gamblin
  • Statue de Notre Dame de Lourdes sur le pignon de la maison de Monsieur Henri Delannoy au-dessus d'un ancien puits.     

 

Calvaire

Un calvaire se trouve planté à l'entrée du cimetière au milieu d'une pelouse entourée d'un demi-cercle de tilleuls

Vieilles maisons

 

L'ancienne ferme Walle autrefois ferme Cordonnier propriété de Antoine de Monnecove porte sur la pierre blanche de son pignon en relief la date 1785

Un grès de la cheminée de l'ancienne maison Belmar porte également en relief la date 1780 c

 

Sources et bibliographie

Monographie de Lozinghem Mr Drouvin instituteur

Monographie de Lozinghem Mr Maes instituteur

Gallica

A History of No.25 (Fighter) Squadron - Royal Air Force

Notaires de Lillers Didier BOUQUET

Centièmes de 1569

Archives du Pas de Calais en ligne, registres, recensements, plan cadastral

Journal l’égalité de Roubaix

Journal La Croix

La voix du Nord

« Les Nouvelles » magazine d’information d’Auchel N°2

Album de CROY Artois

Hotel des invalides

Dictionnaire historique et archéologique du Pas de Calais Béthune tome 3

Epigraphie du Pas de Calais volume 2

Jean-Paul MANIEZ

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